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Bridgestone Béthune : les salariés de l'usine refusent de “travailler plus pour gagner plus”, l'usine menacée ?

© DENIS CHARLET / AFP
© DENIS CHARLET / AFP

Un promesse de 6,5 millions d'euros était suspendue à ce pacte... Une somme trop petite pour sauver l'usine, selon les synicats.

Par @F3nord

L'usine de pneus Bridgestone à Béthune est plus que jamais dans l'incertitude, après le refus d'un "pacte de compétitivité" par les salariés au cours d'un référendum organisé en interne, du 24 au 31 mai.
 

Cet accord de performance collective visait à augmenter la capacité de production de 16 000 à 18 000 pneus par jour tout en baissant le coût de transformation. Pour ce faire, les salariés devaient passer de 32,04 heures à 34,7 heures par semaine, mais avec une augmentation de salaire la première heure de plus.

 

"De l'inconscience" pour une députée MoDem

Une philosophie "travailler plus pour gagner plus" qui a été refusée à 60,22% des voix (et plus de 90% de participation). De quoi faire enrager la députée MoDem du Pas-de-Calais Marguerite Deprez-Audebert, qui pointe un résultat "lourd de significations et qui sera lourd de conséquences". "Refuser la moindre flexibilité dans le travail, c'est pour moi presque de l'inconscience" dénonce-t-elle dans un communiqué publié ce mardi 4 juin.

Car ce projet d'accord, accouché dans la douleur après huit mois de négociation entre la direction et les syndicats, était lié à la promesse de 6,5 millions d'euros d'investissement. Une somme qui tombe à l'eau ? Pour un membre de l'intersyndicale, qui estime avoir "gagné" sur le sujet du pacte, "ces 6,5 millions d'euros, c'est sur trois ans. C'est rien, c'est peanuts !"

 

En attendant Bruxelles...

Et de comparer cette somme avec, par exemple, le coût de l'entretien des machines estimé à 3 millions d'euros, ou à l'investissement accordé à l'usine Bridgestone située en Pologne, de l'ordre de 160 millions d'euros.

"Si on veut survivre, il faut de l'investissement" reconnaît le syndicaliste, qui a souhaité rester anonyme, mais ce dernier mise plutôt sur une intervention de l'État... qui lui-même attend le feu vert de l'Union européenne. "Ce qui nous inquiète, c'est qu'on n'a pas eu de réponse de Bruxelles. Aucune réponse, aucun courrier." Il ne reste désormais plus qu'à attendre un éventuel plan B.
 

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