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Le pilote lestremois Tristan Charpentier fait ses débuts ce week-end en Super Formula au Japon

Tristan Charpentier au volant de sa Dallara-Honda de l'écurie Real Racing lors d'essais privés en mars. / © Compte Twitter @REAL_RACING
Tristan Charpentier au volant de sa Dallara-Honda de l'écurie Real Racing lors d'essais privés en mars. / © Compte Twitter @REAL_RACING

A 18 ans, Tristan Charpentier, jeune pilote originaire de Lestrem, s'apprête à faire ses grands débuts ce week-end en Super Formula, une discipline monoplace japonaise, par laquelle est passé il y a quelques années un certain Pierre Gasly, aujourd'hui chez Red Bull en Formule 1. 

Par YF

Pour tenter d'atteindre un jour son rêve - piloter en Formule 1 - Tristan Charpentier a choisi de s'expatrier à l'autre bout du monde, au Japon, avec le soutien d'un puissant constructeur, Honda, qui finance une partie de sa saison. "J’ai géré les contacts avec Honda qui m’a ensuite testé durant une journée à Suzuka (le circuit où se déroule le Grand Prix du Japon de F1 NDR)", expliquait-il en février dernier à La Voix du Nord . "Je n’avais pas piloté depuis cinq mois, mais cela s’est révélé positif". 

 
Présentation (en anglais) de Tristan Charpentier après ses premiers essais en Super Formula

A 18 ans, le pilote originaire de Lestrem, près de Béthune (Pas-de-Calais), intègre donc cette saison l'écurie Real Racing qui évolue en Super Formula, sorte de mini-Formule 1 à la sauce japonaise, où le niveau de compétition est très relevé. Cette année, le plateau compte deux anciens pilotes de F1 - les Japonais Kazuki Nakajima et Kamui Kobayasho - ainsi que quelques jeunes espoirs aux dents longues, comme le Britannique Dan Ticktum, soutenu par Red Bull.
 

Objectif F1


En 2017, la marque autrichienne de boissons énergétiques avait envoyé un certain Pierre Gasly courir dans ce championnat avant de le promouvoir en Formule 1. Le pilote français avait terminé vice-champion. Pour sa première saison au Pays du Soleil Levant, les objectifs de Tristan Charpentier seront plus modestes, bien que le jeune pilote artésien ambitionne lui aussi d'intégrer la discipline reine dans un délai de trois à quatre ans.

Fils d'un transporteur routier lensois, il a débuté en karting dès l'âge de 6 ans, sur la piste de Douvrin, avant de partir courir en Angleterre, considérée comme la patrie du sport automobile. Tristan Charpentier est revenu en France en 2016 pour intégrer l'Auto Sport Academy et débuter en monoplace, au volant d'une Formule 4. Il terminera 5e du championnat de France pour sa première saison, avec une victoire au Mans, six podiums et un meilleur tour en course.
 

Malgré ses débuts prometteurs, difficile de trouver les budgets pour grimper les échelons. En 2017, Tristan Charpentier ne dispute que les trois premières courses du championnat de F4 NEZ (North European Zone) et cinq épreuves du championnat britannique BRDC F3. En 2018, il rempile en BRDC F3 et signe deux podiums, dont une 3e place sur le très sélectif tracé de Spa-Francorchamps, en Belgique. Il termine 12e du championnat en manquant les neuf dernières courses.

Ce vendredi matin, ses débuts en Super Formula ont été plutôt discrets. Tristan Charpentier a signé le 20e et dernier chrono des essais libres sur le circuit de Suzuka, à plus de 2 secondes du meilleur temps signé par l'Espagnol Alex Palou. Il faut dire que sa monoplace à moteur Honda est bien plus puissante que tout ce qu'il avait pu piloter jusqu'à présent.
 

Les choses sérieuses débuteront vraiment samedi avec les qualifications et dimanche avec la course. Le championnat japonais de Super Formula compte au total 7 rendez-vous. 

 

Ils ont aussi couru en Super Formula

Avant de devenir la Super Formula en 2013, cette discipline monoplace a d'abord été le championnat du Japon de Formule 2000 (1973-1977), puis de Formule 2 (1978-1986), de Formule 3000 (1987-1995) et de Formule Nippon (1996-2012). 

Le légendaire Michael Schumacher, septuple champion du monde de F1, y a disputé une course en 1991. Son frère cadet, Ralf, lui aussi pilote de F1, y a été sacré en 1995. Le Nord-Irlandais Eddie Irvine, vice-champion du monde de F1 en 1999, s'y est aussi illustré au début des années 90.

Deux Français y ont été couronnés : Benoît Tréluyer en 2005 et Loïc Duval en 2009. Si aucun des deux n'a accédé à la Formule 1, ils réalisent une très belle carrière en sport automobile. Tréluyer a remporté trois fois les 24 heures du Mans avec Audi (2011, 2012, 2014) et Duval a été sacré champion du monde d'endurance en 2013, lui aussi avec le constructeur allemand.
 

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