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Boulonnais : l'Armée de l'air envoie un Rafale pour intercepter un ULM en provenance de Belgique

Exemple de Rafale de l'Armée de l'air. / © AFP
Exemple de Rafale de l'Armée de l'air. / © AFP

L'Armée de l'air a ordonné le décollage d'un avion de chasse type Rafale, ce vendredi, peu après midi. Il a eu pour mission d'intercepter un ULM en provenance de Belgique et à destination du Boulonnais, qui est entré dans l'espace français sans autorisation. 

Par Jeanne Blanquart

La vision (et le bruit) de cet avion de chasse dans le ciel du Boulonnais a inquiété de nombreux habitants. Ce vendredi, peu après midi, un ULM inconnu est signalé au Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), chargé "d'assurer la souveraineté de l'espace aérien français et de détecter les intrus", indique l'Armée de l'air. 

L'intrus, cet ULM qui a franchi la frontière "sans contact ni plan de vol" venait de Belgique et se dirigeait vers un terrain privé au Sud de Boulogne-sur-Mer. "Il s'est rendu coupable de pénétration de l'espace aérien français sans autorisation", précise l'Armée. 



L'ordre est alors donné à un Rafale de décoller pour intercepter, en quelques minutes à peine, l'ULM et déterminer l'identité de l'appareil. Impossible de savoir le temps précis d'intervention. "C'est un temps extrèmement court, mais le temps précis ne peut pas être communiqué. Là, il ne s'agissait pas d'un avion hostile. Mais si ça l'était, on ne peut pas se permettre de divulguer ce genre d'informations."


Des opérations assez courantes


Si la présence d'un avion de chasse a de quoi impressionner, les missions de ce type sont relativement courantes. 590 décollages d'avions de chasse ont été ordonnés en France en 2017, dont 93 décollages suivant une alerte. 

"Ces interventions peuvent également avoir lieu lorsqu'on a une perte de contact radio, par exemple", précise encore l'Armée. La permancence opérationnelle est active 7 jours sur 7 et 24h/24h. 

"Là, on est dans le cadre d'une opération classique. Mais lors d'événements importants, comme le défilé du 14 juillet, le premier Ministre peut demander au CDAOA de mettre en place un dispositif d'intervention évolutif. La police du ciel est alors chargée de renforcer la sécurité dans les airs", conclut l'Armée. 

On ignore si les occupants de l'ULM ont été interpellés et quelles étaient leurs motivations


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