Drame à Gênes : les questions qui se posent sur le viaduc d’Échinghen

Quelques jours après la catastrophe survenue à Gênes, des questions se posent dans le Pas-de-Calais concernant le viaduc d'Échinghen, en travaux depuis près d'un an.

Le viaduc d'Echinghen en 2011. (Illustration)
Le viaduc d'Echinghen en 2011. (Illustration) © MaxPPP
L'effondrement du viaduc à Gênes a déjà fait 39 morts dont trois enfants de 8, 12 et 13 ans. Le Quai d’Orsay a également annoncé la mort de quatre ressortissants français, retrouvés dans les décombres du pont. Une tragédie qui a choqué toute l'Europe.

En France également, de nombreux ponts sont jugés fragiles. Dans le Pas-de-Calais, le viaduc d’Échinghen situé près de Boulogne-sur-Mer pose question. Déjà en travaux depuis novembre 2017, une nouvelle session va avoir lieu dans les mois à venir pour renforcer l'édifice.

 

Signes d'endommagement précoces


Le viaduc d’Échinghen d'une longueur de 1 301m et situé sur l’A16 est en service depuis 1997. La Sanef, l’exploitant autoroutier, avait constaté en novembre 2017, durant des travaux de maintenance, qu'il y avait des signes d'endommagement jugés précoces : corrosion de câbles, fissuration du béton des piles, défaut d’étanchéité, défaut de conception à l’origine des fissurations...

Décidé à ne pas en rester là, la Sanef avait poursuivi en justice le groupement de constructeurs mené par Bouygues. Le groupe autoroutier réclamait 7,4 millions d'euros en réparation des divers problèmes constatés.
 
Une audience avait eu lieu mi-septembre devant la 2e chambre du tribunal administratif de Lille. Ce dernier a rejeté la demande de condamnation de la Sanef. Mais il avait tout de même ordonné une expertise.

 

Quels sont les travaux à venir ? 


Une expertise détaillée a été conduite par deux bureaux d’étude indépendants. "Leurs recommandations, intégrant les précautions maximales, ont été mises en œuvre afin d’assurer la sécurité des usagers sur le viaduc d’Echinghen", assure la responsable communication client de la Sanef.

Une première phase de travaux de sécurisation de ces câbles ont été réalisés au printemps. "Le remplacement des câbles va s’effectuer à partir de l’automne", ajoute le groupe. Les câbles rouillés et sécurisés devront être remplacés. Cette deuxième phase nécessitera "des coupures totales de circulation mais uniquement de nuit".

Selon un rapport gouvernemental, près de 840 ponts français "présentent à terme un risque d’effondrement". "Sur les 12 000 ponts que compte le réseau, un tiers nécessite des réparations. Le plus souvent, il s’agit de petites réparations afin de prévenir l’apparition de dégradations structurelles", peut-on lire dans le rapport.

 
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