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Dragon de Calais : ce que l'on sait sur cette créature monumentale qui prend vie à Nantes

Tête et maquette du futur Dragon de Calais, en cours d'élaboration depuis les ateliers de la Machine à Nantes. / © Pauline David
Tête et maquette du futur Dragon de Calais, en cours d'élaboration depuis les ateliers de la Machine à Nantes. / © Pauline David

Les Calaisiens devront patienter jusqu'au premier weekend de novembre pour admirer la dernière création de la compagnie La Machine de François Delaroziere dans les rues de la ville, avant qu’il n’élise domicile mi-décembre sur le front de mer.

Par LB

L’annonce a eu lieu ce midi, depuis les ateliers de la compagnie La Machine, à Nantes. Là où le Dragon de Calais est conçu, fabriqué, et prend progressivement vie. Promis pour l'automne, la nouvelle création de François Delaroziere et son équipe fera l'objet d’un spectacle inaugural du 1er au 3 novembre.

"C'est une histoire absolument folle et unique au monde", a déclaré le directeur artistique de la compagnie située sur l'île de Nantes. C'est "un dragon de terre, d'eau et d'air, dessiné spécifiquement pour Calais. C'est l'aventure la plus grosse, la plus complexe qu'on ait jamais eue", a-t-il souligné, saluant l'important travail réalisé par environ 70 personnes sur cet animal hybride, qui fonctionnera avec un moteur thermique et une batterie.
 
François Delaroziere fait découvrir les avancées sur le dragon à Natacha Bouchart, maire de Calais, depuis les ateliers de La Machine, à Nantes. / © Frédéric Collier
François Delaroziere fait découvrir les avancées sur le dragon à Natacha Bouchart, maire de Calais, depuis les ateliers de La Machine, à Nantes. / © Frédéric Collier

Une vidéo a été mise en ligne pour annoncer l'événement : en immersion de nuit à la lampe torche dans les ateliers de La Machine, une voix féminine à la fois enfantine et mystérieuse nous raconte l’histoire : "Sous l’épaisse croûte terrestre circulent de profondes galeries qui relient les mers et les continents. Parfois ces galeries se ramifient et s’élargissent au point de créer des mondes.
 
Teaser - Le Dragon de Calais - Du 1er au 3 novembre 2019

Le dragon se découvre petit à petit, à échelle réelle, sur maquette papier ou en coupe 3D.  La voix reprend : "Dans ces galeries évoluent des créatures fantastiques. Les dragons sont les gardiens du monde. Ils sont les garants de l’équilibre. Une créature fantastique a réussi à franchir la porte pour s’inviter dans notre monde."
 

Un regard différent sur Calais


Mais le projet Dragon de Calais ne se limitera pas à ce weekend de novembre. À partir du 17 décembre, l'animal extraordinaire élira domicile dans une cité provisoire, puis sous une nef en verre, d'où il veillera sur les passants et les ferries. Il permettra d'avoir "un regard différent de ce qu'est Calais, et qu'on ne pense pas systématiquement Calais en termes de crise migratoire", a souhaité la maire (LR) Natacha Bouchart.
 
Le projet du Dragon de Calais

L'arrivée de ce dragon géant coïncidera d'ailleurs avec l'entame des travaux de réaménagement urbain sur le front de mer. Ce saurien accompagne ainsi sa réhabilitation. "Par ses déplacements, il maille le centre-ville et interagit avec les habitants et les visiteurs. Il s’agit de créer un patrimoine imaginaire collectif et fédérateur" justifiait la compagnie de théâtre de rue dès 2018.

 

Attention, traversée de dragon


La compagnie du Dragon s'installera donc à Calais tel un équipement culturel et touristique. "Le Dragon devient Machine de ville, explique encore la compagnie. C’est-à-dire qu’il intègre une fonction citoyenne : le transport de personnes. Cinquante passagers accèdent à son dos sur une terrasse couverte grâce à un escalier intégré dans sa queue, pour un voyage d’environ 30 minutes.

L’Eléphant de Nantes ou le Minotaure de Toulouse en sont des illustrations déjà existantes. Ce sont aussi des architectures en mouvement, sorte de belvédères mobiles qui offrent un point de vue sur la ville". Des panneaux de signalisation "Attention traversée de dragon" seront installés.
 
© Pauline David
© Pauline David

Le Dragon de Calais est une construction monumentale en acier et bois sculpté, dont la particularité est une mobilité inspirée de la motricité des reptiles. Il est très expressif, crache du feu, de la fumée et de l'eau sous différentes formes. De la brume s’échappe de son corps par une trentaine d'évents. Ses yeux, ses paupières, ses oreilles, sa bouche, sa langue, ses nageoires sont mobiles. Il peut se coucher, se lever, courir jusqu’à 4 km/h et battre de ses ailes en toile épaisse.
 

 

27 millions d'euros


Le projet, échelonné sur huit ans pour un coût total de 27 millions d'euros, comprend aussi l'arrivée progressive de plusieurs acolytes: des varans et une famille d'iguanes devraient naître dans les ateliers nantais pour ensuite rejoindre le Dragon dans plusieurs quartiers de Calais.

La Machine est une compagnie de théâtre de rue fondée en 1999 et dirigée par François Delaroziere. Elle est née de la collaboration d’artistes, techniciens et décorateurs de spectacles autour de la construction d’objets de spectacle atypiques. Des recrutements sont en cours, et au terme de l’ensemble des actes de ce projet, 70 emplois directs pourraient être créés.
 

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