Marie-Caroline Le Pen candidate RN aux municipales à Calais : "bien sûr, le nom Le Pen est un atout"

Présente en position éligible sur la liste du Rassemblement national à Calais, Marie-Caroline Le Pen espère que son nom de famille permette d'attirer des électeurs supplémentaires. 
Marie-Caroline Le Pen espère que son patronyme permette d'attirer plus d'électeurs pour le Rassemblement national.
Marie-Caroline Le Pen espère que son patronyme permette d'attirer plus d'électeurs pour le Rassemblement national. © FRANCOIS LO PRESTI / AFP
Marie-Caroline Le Pen, candidate sur la liste Rassemblement national aux élections municipales à Calais (Pas-de-Calais), a déclaré ce lundi 24 février qu'elle serait "ravie" de pouvoir faire profiter sa liste du patronyme Le Pen, qui est "un atout" selon elle.
 
"Bien sûr, oui, dans une ville où Marine Le Pen a fait 57%" au second tour de la présidentielle de 2017, "ce serait bête de dire que s'appeler Le Pen n'est pas un atout", a déclaré sa soeur aînée, en 18e position sur la liste emmenée par Marc de Fleurian. "Bien sûr, c'est un atout. Et si je peux m'en servir et en faire profiter la liste (...) j'en serais ravie !" a-t-elle ajouté lors de la présentation à la presse de cette liste.
 
Dénonçant le bilan de la maire Les Républicains sortante, Natacha Bouchart, Marie-Caroline Le Pen a mis en garde les Calaisiens contre "l'immigration de transit" qui, selon elle, "peut se transformer en immigration de peuplement". "C'est ce qu'il se passe en Seine-Saint-Denis par exemple et c'est irréversible [...] Ne croyez pas Mme Bouchart qui a été très ambiguë sur la question des migrants parce que je pense que le projet, c'est d'établir les migrants dans Calais", a-t-elle affirmé.

En raison de sa position sur la liste RN, Marie-Caroline Le Pen, 60 ans, ne devrait être élue au conseil municipal que si cette liste l'emporte face notamment à celle de Natacha Bouchart, soutenue par LREM et favorite du scrutin.
 

Une habituée de la vie politique nationale 


Longtemps présentée comme celle qui pourrait succéder à son père Jean-Marie, Marie-Caroline Le Pen, qui s'était engagée très jeune au Front national, a été candidate aux législatives de 1997 dans les Yvelines. Pendant cette campagne, Jean-Marie Le Pen avait défrayé la chronique en s'en prenant physiquement, devant les caméras de télévision, à la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal, qui l'avait ensuite emporté au second tour.
 
L'aînée des filles Le Pen s'était brouillée l'année suivante avec le clan familial en ralliant, avec son mari, le Mouvement national républicain de Bruno Mégret, dont elle a démissionné en 2000.

Dès 2011, Marine Le Pen avait publiquement déclaré avoir "totalement pardonné" à sa soeur, qui a réintégré le Front national [aujourd'hui Rassemblement national, ndlr] en 2016. Marie-Caroline Le Pen s'est ensuite publiquement réconciliée avec son père, en juin 2018, à l'occasion du 90e anniversaire du patriarche.
 
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