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Grande-Synthe : “C'est Israël qui est derrière ça”, accuse un responsable du Centre Zahra visé par l'opération de police

© PHILIPPE HUGUEN / AFP & France 3
© PHILIPPE HUGUEN / AFP & France 3

Gouasmi Yahia, dont le fils fait partie des trois hommes placés en garde à vue ce mardi matin à Grande-Synthe après des perquisitions menées au centre Zahra France (centre de prière musulman) accuse Israël d'être derrière cette opération de police. 

Par QV

Le Centre Zahra France, visé par une opération antiterroriste ce mardi matin pour des liens supposés avec le terrorisme, a accusé Israël  d'être responsable de l'opération de police qui a mené au placement en garde à vue de trois personnes.
 

L'un des responsables du groupement d'associations, Gouasmi Yahia, s'est exprimé face aux journalistes devant le siège, visé par des perquisitions en même temps que le domicile d'autres personnes à la tête du Centre Zahra.

Les forces de l'ordre sont arrivées "à six heures du matin, chez moi d'abord, puis ici" au siège, "puis chez plein de monde". "Ils ont été corrects" précise Gouasmi Yahia. "Ils faisaient leur travail, nous les comprenons."

Mais le responsable du centre, qui est également le père de l'un des hommes en garde à vue, a rapidement pointé Israël du doigt. "C’est Israël qui est derrière ça"; a-t-il assuré en affirmant que la chaîne israélienne de télévision i24News annonçait l'information au moment où les policiers démarraient les perquisitions. Un communiqué de presse de la préfecture avait été adressé, tôt ce matin, aux médias.
 
Grande-Synthe : "C'est Israël qui est derrière ça" accuse le Centre Zahra, visité par la police
Gouasmi Yahia, responsable du Groupe Zahra France. - France 3 Nord-Pas-de-Calais - Lila Haffaf et Flavien Bellouti
 

Soutien total au Hezbollah


Démentant le terme de "perquisition" au profit de "visite courtoise", Gouasmi Yahia assume son soutien au Hezbollah, un parti politique libanais considéré comme un groupe terroriste. Pas pour le responsable de l'association, qui y voit "une résistance qui défend un territoire, qui est occupé par Israël."

Les perquisitions, ce mardi matin, ont été fondés sur des soupçons de liens avec des organisations terroristes – le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. "Je les prends et je vous prends au défi : quels sont ces terroristes que nous connaissons ? On ne connaît que des militants sincères". Et d'ajouter, sur le ton de la provocation : "Si ça, c’est le terrorisme, alors De Gaulle aussi, il l’était."
 

"S'essuyer les pieds sur le drapeau d'Israël"


Déjà remarqué pour ses prises de position antisionistes, le Groupe Zahra France revendique sa totale opposition à l'État d'Israël. Le responsable explique même que pour pour entrer dans le bâtiment de l'association, les visiteurs doivent marcher sur le drapeau d'Israël et "s'essuyer les pieds dessus."

Les avoirs de l'association ont été gelés ce mardi matin, a également annoncé le Journal officiel, tout comme les fonds de la direction de la sécurité intérieure du ministère iranien du renseignement et de la sécurité. Et le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a affirmé que "le préfet du Nord engage(ait) par ailleurs une procédure de fermeture de la salle de prière du centre Zahra France."


 

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