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Hénin-Beaumont : relaxe pour les neuf Femen poursuivies pour exhibition sexuelle

Les neuf militantes Femen, poursuivies pour leur mobilisation seins nus à Hénin-Beaumont durant la présidentielle, ont été relaxées ce jeudi. Elles étaient jugées pour exhibition sexuelle notamment. L'une d'elle a tout de même été condamnée à un mois avec sursis pour rébellion.
Lors des deux dimanches de vote de l'élection présidentielle, des Femen avaient mené des actions à Hénin-Beaumont. Ici, le 23 avril 2017.
Lors des deux dimanches de vote de l'élection présidentielle, des Femen avaient mené des actions à Hénin-Beaumont. Ici, le 23 avril 2017. © François LO PRESTI / AFP
Neuf militantes Femen qui avaient manifesté seins nus à Hénin-Beaumont, mairie FN, lors des deux tours de la présidentielle, ont été relaxées ce jeudi par le tribunal de Béthune (Pas-de-Calais), a-t-on appris auprès de leur avocate.

Le tribunal a prononcé "la relaxe pour les troubles aux opérations du collège électoral et pour l'exhibition sexuelle. Mais une militante a été condamnée pour des faits de rébellion, au moment de son interpellation, à un mois d'emprisonnement avec sursis", a dit Me Valentine Reberioux.

Le 20 septembre, le ministère public avait requis un mois de prison avec sursis à l'encontre des neuf militantes.

"C'est une satisfaction teintée de déception, car les faits de rébellion sont contestés et ne correspondent ni à la réalité de la scène ni aux valeurs de la militante et des Femen, qui est un mouvement pacifiste", a ajouté l'avocate, annonçant qu'elle allait faire appel de cette condamnation.


Le 23 avril lors du premier tour de l'élection présidentielle, non loin du bureau de vote où Marine Le Pen était attendue, six militantes Femen, torse nu, masques de Donald Trump, de Vladimir Poutine et de Marine Le Pen sur la tête, étaient sorties d'un véhicule pour manifester dans la rue contre la candidate et le Front national, scandant ironiquement "Marine, présidente".


Elles avaient été rapidement maîtrisées au sol et interpellées. Le 7 mai, cinq Femen étaient montées brièvement seins nus sur l'échafaudage d'une église avant d'être interpellées.

"Il serait temps que les différents parquets comprennent que le mode d'action des Femen ne constitue pas des exhibitions sexuelles et qu'on cesse de poursuivre des militantes politiques féministes sur le fondement d'une infraction sexuelle", a estimé Me Reberioux.
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