Fribourg - RC Lens : "Je suis tombé amoureux de Lens comme d'une femme", un supporter strasbourgeois du RC Lens témoigne

Alors que le match retour de Ligue Europa se profile entre Fribourg et le RC Lens, témoignage d'un passionné du RC Lens qui réside à Strasbourg et qui n'a pas d'attache particulière avec le Pas-de-Calais. Aymeric Moritz, 31 ans, n'hésite pas à faire plus de 1000 km aller-retour pour voir un match à Bollaert. Souvent dans la même journée. Un virus qu'il a contracté il y a 16 ans.

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Cette année avec sa section de supporters du Grand Est, Aymeric a déjà vu quatre matchs à Bollaert. Arsenal et Séville en Ligue des Champions, Fribourg en Ligue Europa et Rennes en championnat au mois d'août. 

Celui d'Arsenal fait partie de ses meilleurs souvenirs, 2 - 1 en novembre. "Émotionnellement c'était très fort. Un bon retour en ligue des champions face au meilleur de la poule et soldé par une victoire...", une fête incroyable pour Aymeric qui a savouré peut-être l'instant plus que d'autres, lui qui fait 500 km aller pour venir voir jouer son équipe de cœur.

Et pourtant le supporter n'a pas d'attache dans la région. Il est originaire de Strasbourg où il travaille. Alors, pourquoi Lens ? Certes, il y a la popularité du stade au "meilleur public de France", les valeurs défendues le club, la ferveur, la passion du foot mais deux événements expliquent peut-être l'engouement d'Aymeric pour Lens.

Une histoire somme toute anodine, mais Aymeric, se souvient d'un match de foot en compagnie de proches, dont son grand-père. "Un Lens - Auxerre, gagné 7 - 0 par Lens en 2005. Quasiment toutes les 10 minutes il y avait un but. C'était formidable. Je n'étais pas au stade mais on avait la radio ou la télé et le commentateur prenait l'antenne très souvent. Je crois que ça m'est resté". 

Ma mère m'avait dit 'mais t'es malade ou quoi ?! Je ne vais pas te conduire à 500 km alors qu'un stade, il y en a un à côté !'

Aymeric Moritz, fan du RC Lens

L'autre événement, qui confirme la passion naissante d'Aymeric pour Lens, est un concours organisé par le club artésien "On a tous du Lens en soi", et remporté en octobre 2009. Un système de 'Like' et de votes sur un réseau social avait permis à Aymeric d'aller voir un Lens - Lyon à Bollaert. "Ma mère m'avait dit 'mais t'es malade ou quoi ?! Je ne vais pas te conduire à 500 km alors qu'un stade il y en a un à côté !'. J'avais 17 ans et pas le permis, mais finalement, on l'a fait avec le père de ma meilleure amie qui souhaitait découvrir le public lensois".

"Ce sont ces deux événements qui m'ont donné le virus pour Lens", assure Aymeric. "C'est un club passionnant, avec beaucoup de ferveur et qui véhicule des valeurs. J'en suis tombé amoureux, comme on tombe amoureux d'une femme. Parfois j'ai été déçu, on est tombé bas, très bas, mais cela n'a jamais entaché la passion. C'est à l'image du club et des supporters qui ne lâchent pas. C'est leur petit bébé", sourit Aymeric. 

Quant à sa conjointe, "elle n'a pas le choix", elle doit accepter la passion d'Aymeric, lequel se rappelle qu'elle avait accepté d'être prévenue le matin même, que le soir, il allait voir un match du RC Lens à Clermont-Ferrand. Si Aymeric estime que sa passion a un coût et qu'elle le fatigue à la longue (il rentre parfois à 6h00 du matin pour reprendre le travail 3 heures après (1), cela ne l'empêche pas d'avoir vu une trentaine de matchs à l'extérieur en tout et une trentaine à domicile, également. 

À chaque fois des déplacements en voiture, avec des membres de la section Grand-Est, avec qui les frais de transport se partagent (200 euros par voiture pour venir à Lens). Ce jeudi 22 février, pour Fribourg, le déplacement d'une heure, "c'est de la rigolade", sourit Aymeric. 

(1) Coursier, il peut aussi s'organiser pour ses courses ou ses tournées.