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Pas-de-Calais : Emmanuel Macron “in haut de ch'terril” et dans un bar PMU de Bully-les-mines, au contact des habitants

© Etienne LAURENT / POOL / AFP
© Etienne LAURENT / POOL / AFP

Emmanuel Macron a "escaladé", ce vendredi, le terril de Loos-en-Gohelle, où il a dit ressentir les attentes et les colères du peuple et il s'est arrêté dans un bar PMU de Bully-les-Mines, où il a répondu à des questions des habitants.
    

Par AFP et F3 web

Emmanuel Macron est monté tout en haut du terril de Loos-en-Gohelle, avec notamment le maire écologiste Jean-François Caron, mais aussi un groupe de collégiens de la commune. A leur adresse, sous l'oeil des journalistes, le président explique :"votre devoir pour votre génération c'est d'être à la hauteur de ce que les gueules noires et les gueules cassées nous ont laissé". Une phrase, qui résume bien la visite du président dans la région, en liant l'Histoire et l'économie.

Emmanuel Macron donnant une leçon d'Histoire aux collègiens de Loos-en-Gohelle, avec Jean-François Caron, le maire de la ville. / © Etienne LAURENT / POOL / AFP
Emmanuel Macron donnant une leçon d'Histoire aux collègiens de Loos-en-Gohelle, avec Jean-François Caron, le maire de la ville. / © Etienne LAURENT / POOL / AFP


En regardant le paysage, après être monté sur les pentes parfois raides du terril, il a déclaré : "c'est votre histoire, c'est notre histoire".

Les jeunes - tous délégués de classe de l'établissement René Cassin - ont été prévenus au dernier moment. La visite s'est effectivement improvisée, hier soir. Le maire n'a su que le président venait qu'"à 23heures".

Jean-François Caron a ainsi eu l'occasion de présenter ce qu'il fait dans sa commune, particulièrement en matière de transition énergétique. Il est venu chercher "des signaux d'espoir", des "choses concrètes", justifie le maire.

D'ailleurs,l'édile se dit "très satisfait" de la rencontre. "C'était super, il devait rester 20 minutes, il est resté plus d'une heure". Le président a même demandé à le revoir pour discuter plus amplement. "On a 30 ans d'expérience, on sait les trucs qui ne marchent pas et ceux qui marchent" , raconte l'élu écologiste, enthousiaste à l'idée de parler de ses projets et notamment de "la turbine de l'éco-transition", un projet moteur pour le Bassin minier.
 

L'ascension d'un terril, pour prendre de la hauteur

 

Profitant d'être sur un point haut, le chef de l'Etat a affirmé avoir "senti le pays en profondeur"  au cours de son long déplacement dans le Nord et l'Est de la France, et avoir compris qu'il n'aurait "pas droit au répit" face aux "attentes" et aux "colères" des Français. 
 

France 3 Nord Pas-de-Calais

Loos-en-Gohelle. Macron tout in haut de ch'terril. Le Président avait visiblement un message à faire passer...



"On sent le pays en profondeur, on sent ses attentes, ses envies, ses angoisses, ses colères" qui "parfois (...) se fixent sur des sujets qui sont des sujets d'actualité, mais qui ne sont pas la cause profonde. Et il faut savoir entendre tout cela, être au côté du peuple avec respect et tenir un cap", a déclaré le chef de l'Etat au sommet de l'ancien terril à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais).

Souvent interpellé sur le prix des carburants ou le montant des retraites lors de son "itinérance mémorielle" destinée à commémorer le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, le président a dit avoir ressenti "une crise morale, très profonde" du pays, "ses divisions, ses peurs, qu'elles soient économiques, sociales ou plus identitaires".

Avec en toile de fond ce décor du bassin minier, la mise en scène était donc parfaite pour faire la synthèse de ces 3 jours. Le"fil rouge" de sa politique étant de "construire ,l'avenir sans rien renier du passé" en faisant "une force de ce passé à la fois patriotique et minier"."Je n'aurai pas droit au répit ou à l'attente, parce que nos citoyens veulent autre chose justement", a estimé Emmanuel Macron, dont la popularité dans les sondages est au plus bas.
    
Selon lui, il s'agit de "se nourrir à la sève de ce que nous enseigne notre Histoire: un peuple, une nation combattante qui a su tenir dans les épreuves les plus dures", sans "céder aux tentations de divisions et aux tentations belliqueuses, ni céder à l'esprit de défaite". Pour Emmanuel Macron, le Rassemblement national "s'est nourri du cynisme de certains, de l'esprit de défaite de certains autres, et de la résignation de braves gens qui se sont dit "au fond plus personne ne nous comprend, on nous a abandonnés"".Or "s'il y a une chose que je veux que chacun de nos concitoyens comprenne profondément, c'est que je n'en abandonnerai aucun", a-t-il insisté.
 

Une pause au "Café de la Place"


Emmanuel Macron s'est ensuite arrêté dans un bar PMU le "Café de la Place", à Bully-les-Mines (13 000 habitants), près de Lens. Il a dialogué avec les habitants sur la formation des jeunes, les retraites, le chômage ou encore les prix des carburants. Il s'était déjà rendu dans ce lieu pendant la dernière campagne présidentielle.
    


Il est passé derrière le comptoir, où il s'est fait servir une bière et d'où il a répondu à quelques questions de la cinquantaine de personnes présentes, dans une atmosphère calme, a constaté une journaliste de l'AFP. "J'ai besoin de vous", a notamment lancé le président aux clients du bar.
  

Emmanuel Macron

Emmanuel Macron was live.

 
Bully-les-Mines avait voté au second tour de l'élection présidentielle de 2017 à 59,2% pour Marine Le Pen, la candidate du Front national (FN, devenu Rassemblement national depuis), et le candidat du FN Bruno Bilde avait été élu député de la circonscription lors des législatives de la même année.

 

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