Pas-de-Calais : l'une des Françaises rapatriées de Syrie placée en unité médicalisée après son dépôt de plainte

Publié le
Écrit par Yacha Hajzler .

Le 5 juillet, une mère de famille originaire du Pas-de-Calais avait été rapatriée en France depuis le camp syrien de Hoj, où sont retenues les familles des djihadistes. Gravement malade, elle a déposé plainte contre ses conditions de détention et vient d'être placée en unité médicalisée.

Le 5 juillet, 16 femmes et 35 enfants étaient rapatriés par la France depuis le camp syrien de Roj, où sont retenues notamment les familles de djihadistes. Parmi eux, une mère de quatre enfants originaire du Pas-de-Calais, atteinte d'un cancer du côlon. Le lundi 18 juillet, elle a porté plainte des motif de "refus d'agir pour faire cesser une détention qu'on sait illégale" et "mise en danger délibérée de la vie d'autrui" : malgré son état de santé préoccupant, elle n'avait pas encore été placée en unité hospitalière sécurisée (UHSI) comme l'autorise pourtant le droit français. La plainte, contre X, a été déposée auprès du parquet de Lille, qui doit à présent se prononcer sur l'ouverture d'une enquête. 

Selon les confirmations d'une source proche du dossier, la mère de famille de 34 ans a finalement été placée en UHSI dans un centre hospitalier des Hauts-de-France, trois jours seulement après le dépôt de sa plainte. Mise en examen pour association de malfaiteurs terroriste criminelle, elle reste détenue mais dans un milieu médicalisé. "L'objectif est qu'on la traite comme elle mérite d'être traitée, c'est-à-dire comme quelqu'un de malade" réagit l'avocat de la plaignante, informé de ce transfert.

D'après le ministère de la Justice, cité par l'AFP, elle avait "été examinée par un médecin dès son arrivée", et celui-ci avait alors estimé que sa prise en charge en détention ordinaire "était adaptée", et un placement en UHSI "pas nécessaire". Lors de sa détention en Syrie, elle avait pourtant dû subir plusieurs opérations chirurgicales. Selon Human Rights Watch, plus de 41.000 citoyens étrangers, dont la majorité a moins de 12 ans, sont détenus dans des camps et des prisons dans le nord-est de la Syrie pour des liens présumés avec l'Etat Islamique. 

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