Comment Enedis surveille l'état de ses lignes électriques depuis les airs

Chaque année Enedis, gestionnaire du réseau de distribution d'électricité établit grâce à des vols à basse atltitude un diagnostic de ses installations. Embarquement à bord d'un Bell 206, appareil polyvalent et léger.
Un Bell 206 pour surveiller l'état des lignes moyenne tension
Un Bell 206 pour surveiller l'état des lignes moyenne tension © Corinne Sala

Malgré la pluie persistante au dessus du Touquet, l'hélicoptère va pouvoir décoller pour sa mission de reconnaissance : "l'objectif c'est de pouvoir regarder nos lignes par le dessus et repérer toutes les anomalies. Un fil cassé, ce que l'on appelle un détoronnage ou un isolateur abîmé, ce que l'on appelle les assiettes en verre", explique Jérôme Markiewicz, directeur territorial du Pas-de-Calais Enedis.
 
Une ligne qui va devoir faire l'objet d'une réparation
Une ligne qui va devoir faire l'objet d'une réparation © Héliberté
 

Un gain de temps

Ce diagnostic est 7 fois plus rapide et précis que des visites à pied. Pour mener à bien ces opérations, Enedis fait appel à un sous-traitant, spécialisé depuis quinze dans ces vols à très basse altitude, une vingtaine de mètres du sol. Jean-Maurice Martin pilote chevronné pour Héliberté avoue connaître quasiment les poteaux par coeur : " Je suis assis à droite de l'appareil et à ma gauche, il y a le navigateur. C'est lui qui dirige et donne les indications. il y a une troisième personne, l'observateur technique". Des hommes aux yeux de lynx qui en quelques secondes repèrent sur les lignes la moindre anomalie.
 
Jean-Maurice Martin, pilote d'hélicoptère chevronné
Jean-Maurice Martin, pilote d'hélicoptère chevronné © Corinne Sala
 
Le Bell 206 vole à très basse altitude
Le Bell 206 vole à très basse altitude © Corinne Sala


Coût des visites : 2,6 millions d'euros par an


Par beau temps, l'hélicoptère peut parcourir jusqu'à 200 kilomètres par jour et les hommes à bord peuvent lister une centaine de points de défauts dont les réparations seront échelonnées en fonction de leur gravité. Comme l'explique le directeur territorial d'Enedis Pas-de-Calais : "plus que les réparations ces vols servent avant tout à anticiper les risques encourus par le réseau, mieux vaut courir ....C'est une maintenance prédictive". Ainsi chaque année, Enedis Nord-Pas-de-Calais investit 2,6 millions d'euros dans ces visites et un tiers du réseau moyenne tension (20 000 volts) est contrôlé.

 
L'hélicoptère vole au plus près des lignes moyenne tension
L'hélicoptère vole au plus près des lignes moyenne tension © Corinne Sala


Des drônes à l'essai en Picardie


La légèreté de la machine et le savoir faire du pilote permettent de s'approcher à un mètre des lignes et de voler à très basse altitude, entre 20 et 25 mètres: "Toutes les données sont collectées, repertoriées par des points GPS et envoyées vers nos bureaux d'exploitation de Lens et Valenciennes. Ensuite vient le temps des réparations", raconte Jérôme Markiewicz, directeur territorial d'Enedis Pas-de-Calais.
 
Une équipe Enedis en intervention sur un pylône
Une équipe Enedis en intervention sur un pylône © Héliberté

 
Surveillance de l'état de ses lignes électriques à bord d'un hélicoptère. 22 janvier 2014 ©France 3 Côte d'Opale 22 janvier 2014

Aujourd'hui, la durée moyenne d'une coupure d'électricité est de soixante minutes par an et par foyer.
 
Enedis dans le Nord-Pas-de-Calais en 2018
  • 53 000 kilomètres de réseaux électriques
  • 2 millions de clients
  • 1728 salariés
  • 245 000 interventions
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