Covid-19 : Le Touquet va interdire les rassemblements de minuit à 6H et fermer les restaurants plus tôt

Alors que le Pas-de-Calais devrait passer en "alerte renforcée" dans les jours qui viennent, le maire du Touquet veut passer à l'étape supérieure face à la recrudescence des cas dans la commune.

Photo d'illustration.
Photo d'illustration. © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP
À partir de samedi, les Touquettois ne pourront plus se rassembler à plus de dix sur la voie publique entre minuit et 6H, et devront quitter les restaurants à compter de 23H30. La station balnéaire de la Côte d'Opale a dû revoir ses plans, ce vendredi, après avoir d'abord annoncé un couvre-feu, qui s'est avéré impossible à mettre en œuvre par les villes.

"La Ville du Touquet-Paris-Plage se prépare à un afflux plus conséquent des résidents secondaires et des touristes dans la station", souligne la municipalité dans un post Facebook, où elle relie cette décision à dla mise en place d'un couvre-feu à Lille, pour lutter contre le rebond du Covid-19. Cette mesure pourrait pousser de nombreux Lillois à passer leurs vacances au Touquet.

Cette interdiction, tout comme la fermeture des restaurants à 23H30, doit encore être validé par le sous-préfet. Quant à la fermeture des bars à 22H, initialement envisagée, elle s'appliquera dès lors que la préfecture du Pas-de-Calais aura placé le département en "alerte renforcée", comme il est prévu.Quoi qu'il en soit, l'annonce d'une telle mesure n'est pas la première prise dans la station balnéaire : en août, alors qu'une nouvelle vague de coronavirus se profilait, le maire LR Daniel Fasquelle avait décidé d'interdire les rassemblements nocturnes de 3H30 à 6H, avec une obligation pour les bars à fermer à 3H.

Il avait été plus loin début septembre en avançant cette interdiction à 0H30, et la fermeture des bars à minuit, le week-end. À l'époque, un cluster localisé au Touquet avait contaminé plusieurs jeunes, qui avaient ramené le virus dans leurs écoles lilloises. Le couvre-feu mis en place ce week-end, en revanche, s'applique en dehors des rassemblements).

Un afflux lié au couvre-feu lillois

La crainte d'un afflux de touristes n'est pas sans fondements : à 50 km de là, à Wimereux, l'hôtel des Arts enregistre depuis jeudi matin un "pic au niveau des réservations", selon le gérant Baptiste Desgardin. Fonctionnant habituellement avec un "tourisme belge" qui n'est en ce moment pas au rendez-vous, "on s'attendait à des vacances de la Toussaint un peu tristounettes. Paradoxalement, on a peut-être un espoir de faire de bonnes vacances grâce au couvre-feu
lillois
", s'est-il réjoui auprès de l'AFP.

"Aujourd'hui, les réservations sont à 80% des gens qui habitent Lille et sa région. Et ça continue: on a encore beaucoup d'appels des gens de Lille qui envisagent de venir passer quelques jours en famille sur la Côte d'Opale. Clairement, c'est une décision qui fait suite à l'annonce du couvre-feu", ajoute le gérant.
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