Enduropale du Touquet 2024. Le nouveau challenge de Nicolas Lequette sur la course vintage

Parmi les 5 courses qui font l'Enduropale, il y a l'épreuve reine qui a lieu dimanche 4 février, mais c'est l'épreuve vintage, qui ouvrira le bal dès le vendredi. Cette année, c’est un record, 700 pilotes y participent avec des motos d'avant 1996. Parmi eux le dossard 275, celui de Nicolas Lequette, amputé d'une partie de la jambe droite après un accident de moto sur la route en 2016. Il entend bien boucler trois tours dans l'heure de course.

Frein arrière au guidon, cale-pieds plus larges, les adaptations sur la moto de 1987 ne sont pas très coûteuses, ni difficiles à mettre en place. L'an dernier à l'occasion du 47e Enduropale du Touquet, lors de l'épreuve vintage également, Nicolas Lequette a, dès le passage de la ligne d'arrivée été clair : il avait promis de revenir en 2024 pour regoûter au frisson de la course sur sable.

"Je me sens déjà beaucoup plus confiant que l'année dernière parce que, justement, il y a cette expérience de 2023", explique le pilote. Du coup, ce dernier en profite pour remonter d'un cran ses exigences avec lui-même. Il ambitionne effectivement de faire un tiers de distance en plus. Soit 3 tours en 2024, au lieu de 2 en 2023.

"C'est beaucoup de fierté mais aussi beaucoup de stress pour les proches car il peut arriver plein de choses et donc on appréhende la course. Mais on essaie de ne pas lui montrer pour ne pas le stresser davantage mais sinon ce ne sont que des bons souvenirs et on est fiers de lui", exprime Manon Delambre, compagne de Nicolas. 

"La moto ça va aller : t'inquiète pas ! Après il n'y a plus qu'à mettre le pilote dessus...", sourit Johan Mathys, ami et préparateur de la KTM 1987 de Nicolas. "C'est vraiment un sacré challenge de se mélanger aux autres et de ne pas réclamer une catégorie à part... C'est glorieux, enfin je ne sais pas si c'est le bon mot, mais c'est beau", lâche le mécanicien.

Aujourd'hui, le pilote, qui roule pour l'association Leucémie Espoir 59, savoure ses derniers préparatifs et réglages sur le circuit d'entraînement Bernard Gouvart de Loon-Plage, avec pourquoi pas envisager une participation dans quelques éditions à l'épreuve phare et ses trois heures de courses, lui qui, dans un coin de sa tête tenterait par ailleurs bien un Dakar.

Avec Laurent Navez et Sanaa Hasnaoui / FranceTélévisions