Vaccination contre le Covid-19 dans le Pas-de-Calais : l'ARS reconnait un retard de la campagne

L'Agence régionale de santé des Hauts-de-France a reconnu qu'un retard dans la campagne vaccinale contre le Covid-19 avait été constaté dans le Pas-de-Calais, a t-on appris ce vendredi 26 février. Le président du Département l'avait dénoncé, le 11 février dernier.

A Armentières, dans le Nord, les médecins généralistes ont commencé à vacciner les personnes âgées de 50 à 64 ans.
A Armentières, dans le Nord, les médecins généralistes ont commencé à vacciner les personnes âgées de 50 à 64 ans. © France 3 Hauts-de-France

Jean-Claude Leroy est-il en passe d'avoir gain de cause ? Le département du Pas-de-Calais a fait savoir, ce vendredi 26 février, que l'Agence régionale de santé Hauts-de-France avait reconnu "qu’un retard dans la campagne vaccinale avait bel et bien été identifié", selon les termes du communiqué. Un retard lié, selon l'ARS, à des "contraintes d'approvisionnement".

Le 11 février dernier, Jean-Claude Leroy, président du Conseil départemental du Pas-de-Calais, avait écrit à Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé pour pointer le retard de la campagne vaccinale dans son département. "Nos aînés sont bien souvent des retraités qui, par la pénibilité de leur travail et la durée de leur carrière, sont plus fragiles et dépendants qu’ailleurs. Ce constat me préoccupe beaucoup et je crains qu’avec la dotation en nombre de doses de vaccins par semaine dédiée au Pas-de-Calais, il ne s’améliore pas dans les jours à venir."

"La vaccination, seule issue pour sortir de la crise"

L'Agence régionale de santé Hauts-de-France a indiqué à Jean-Claude Leroy son intention d'y remédier rapidement. Premièrement, "une première livraison de 2 000 doses supplémentaires du vaccin Moderna a été effectuée au centre hospitalier d’Arras". Deuxièmement, "6 800 nouvelles doses supplémentaires du Moderna seront livrées au plus tard le 1er mars aux centres hospitaliers d’Arras et de Calais". Enfin, "10 000 doses supplémentaires du vaccin Pfizer/BioNtech - en plus de celles déjà prévues - seront livrées tout au long du mois de mars aux centres hospitaliers d’Arras et de Calais et mis à la disposition des habitants du Pas-de-Calais", toujours selon le courrier envoyé par l'ARS au président du département. 

Jean-Claude Leroy, à Lumbres.
Jean-Claude Leroy, à Lumbres. © MaxPPP

Jean-Claude Leroy a fait part de son soulagement. Il souhaite désormais que ces mesures annoncées soient mises en oeuvre. "Je reste très attentif à l’évolution de la campagne vaccinale. La vaccination est la seule issue pour sortir de la crise."

 

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