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Jérôme Lavrilleux quitte l'UMP

Jérôme Lavrilleux pendant la campagne des européennes / © WOSTOK PRESS/MAXPPP
Jérôme Lavrilleux pendant la campagne des européennes / © WOSTOK PRESS/MAXPPP

Jérôme Lavrilleux n'a pas attendu que l'UMP se prononce sur sa possible exclusion. Suspendu par le parti, l'ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 et actuel conseiller général de l'Aisne a pris les devants: selon rtl, il a décidé de se "mettre en congés de l'UMP"...

Par Jennifer Alberts

C'est dans une interview qui sera diffusée ce mercredi soir dans le journal de 18h de RTL que Jérome Lavrilleux a indiqué qu'il quittait l'UMP.

Une commission spéciale à l'UMP étudiait son cas 

L'eurodéputé UMP Jérôme Lavrilleux, qui a fait de fracassantes révélations sur le financement frauduleux de la campagne de Nicolas Sarkozy, devait 
fixé sur son sort à l'UMP le 21 octobre.

Sa suspension de l'UMP en raison de son rôle dans l'affaire Bygmalion, avait été confirmée en septembre dernier par une commission des recours. M. Lavrilleux, ex-directeur de cabinet de Jean-François Copé à l'UMP et ex-directeur adjoint de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, avait contesté sa suspension auprès de cette commission, estimant que le bureau politique avait outrepassé ses droits.

Une commission spéciale composée de trois parlementaires étudiait la procédure d'exclusion à son encontre. Les conclusions de cette commission spéciale devaient être présentées lors du bureau politique du 21 octobre prochain, selon des sources concordantes.

Jérôme Lavrilleux prend les devants

J'ai pris la décision (...) de me mettre en congé de l'UMP et je ne renouvellerai pas cette année ma cotisation...


Interrogé par Jérôme Chapuis dans une interview qui sera diffusée ce mercredi sur RTL dans le journal de 18h, celui qui est encore conseiller général de l'Aisne déclare: "J'ai vraiment l'impression que tout est écrit d'avance, et que le rapport est déjà écrit, que la décision de la semaine prochaine du bureau politique est déjà actée. Il sera rendu public la semaine prochaine donc j'ai l'impression d'avoir à affronter une sorte de justice d'exception, avec un peloton d'exécution qui est déjà réuni.J'ai pris la décision devant cette mascarade de procédure tronquée de me mettre en congé de l'UMP et je ne renouvellerai pas cette année ma cotisation à ce qui a été ma famille politique pendant très longtemps puisque j'ai adhéré au RPR en tant que militant en mars 1989, et je suis à l'UMP depuis sa création. A un moment ou un autre, il faut arrêter de se ridiculiser : ceux qui ont engagé cette procédure le font pour des mauvaises raisons, des petites raisons de mesquineries personnelles pour régler des comptes par personnes interposées. Je pense clairement à François Fillon et sans doute à Alain Juppé."

Pas de conséquence dans l'Aisne

Les conséquences du départ de Jérôme Lavrilleux de l'UMP sont plutôt mesurées au niveau régional. L'UMP ne récoltera plus le pourcentage de ses indemnités d'élus, mais selon la fédération UMP de l'Aisne, cela représentait "90 euros par mois au titre de son mandat de Conseiller général de l'Aisne et 7 à 800 euros pour son poste de député européen."

Au niveau politique, il était peu probable que Jérôme Lavrilleux soit à nouveau candidat aux élections départementales de mars prochain sur le canton de Saint-Quentin nord, mais "il ne milite plus en local, et il n'aurait pas eu le soutien des militants". Sa décision éclaircit tout de même la situation et l'UMP réfléchit en ce moment à qui reprendra le flambeau, celui ou celle qui devra "restaurer le lien avec les militants, tellement choqués par les aveux à la télé de leur élu dans l'affaire Bygmalion"

Il menaçait de parler

Fin août, Jérôme Lavrilleux avait averti que s'il était exclu de l'UMP, il "parlerait". "Pour le moment je me tais. Mais si on m'exclut de ce parti auquel j'appartiens depuis 25 ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai", a-t-il déclaré au Parisien. Et d'ajouter : "si on m'exclut de l'UMP, ça se réglera devant les tribunaux. J'ai déjà pris plusieurs avocats."

M. Lavrilleux avait reconnu le 26 mai, en direct à la télévision, que la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012 avait donné lieu à "un dérapage sur le nombre" de meetings et qu'un système occulte avait été mis en place pour éviter de dépasser le plafond autorisé des frais de campagne, soit environ 22,5 millions d'euros.

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