Agression au marteau à Etouvie : 15 ans de prison requis contre les commanditaires et les exécutants

Au 7e jour de procès pour tentative d'assassinat, devant la Cour d'assises d'Amiens, le Procureur a présenté ses réquisitions contre les 7 hommes accusés de tentative d'assassinat et complicité de tentative d'assassinat. Le verdict est attendu demain.

© France 3 Picardie/PGC
15 ans de réclusion pour les deux frères qui ont avoué l'agression. 15 ans également à l'encontre des deux commanditaires présumés (qui nient les faits). Telles sont les réquisitions du Procureur de la République, présentées à la mi-journée ce mercredi 9 novembre, devant les jurés des Assises de la Somme.

7 jeunes hommes âgés de 18 à 25 ans - dont un absent (en cavale) et un seul qui comparait libre (en suivi judiciaire) - sont jugés depuis lundi 31 octobre. Ils sont accusés d'être impliqués dans une tentative d'assassinat perpétrée le soir du 26 juin 2013, dans le hall d'un immeuble du quartier Etouvie, à Amiens. Ils encourent la perpétuité.

Le procureur requiert 6 ans de réclusion pour deux complices, des guetteurs. Un mandat d'arrêt est requis pour celui qui est en cavale. Reste un troisième guetteur, qui a reconnu les faits et est depuis menacé de mort : pour lui, le procureur demande 4 ans, dont 30 mois avec sursis. Avec les 18 mois de détention, il sortirait libre, "pour éviter les représailles en détention". 4 ans sont enfin réclamés contre le dernier complice.


Une expédition punitive ratée


Alors qu'il rentrait d'un jardin ouvrier avec son fils de 3 ans, un homme avait été frappé à 16 reprises à la tête, dont plusieurs coups portés avec un marteau. Il avait survécu mais avec d'importantes séquelles psychologiques.

Au milieu du procès, les deux principaux suspects ont avoué une partie des faits et affirmé qu'ils regrettaient leur geste.

Il s'agirait d'un règlement de comptes qui a mal tourné. Les deux individus auraient été chargés, par deux membres d'un réseau de trafic de stupéfiants, de "corriger" un homme qui avait volé de la marchandise. Deux commanditaires auraient repéré les lieux et recruté les exécutants... qui se seraient finalement trompés de cible, la victime habitant le même immeuble et possédant le même type de voiture que l'homme visé par l'expédition punitive.

Le verdict des jurés devrait être rendu demain, jeudi 10 novembre.
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