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Appel des ex-Goodyear : plusieurs milliers de personnes attendues mercredi à Amiens

Plusieurs milliers de personnes sont attendues mercredi à Amiens pour soutenir les huit ex-salariés de Goodyear jugés en appel après leur condamnation inédite en novembre à 9 mois de prison ferme pour séquestration de cadres.
© © France 3 Picardie/Gontran Giraudeau Barbecue des salariés de Goodyear devant la mairie d'Amiens
Si la préfecture de la Somme s'attend à la présence de "plusieurs milliers" de manifestants, la CGT locale parle "d'au moins 10 000 sympathisants" espérés devant le tribunal.

L'un des prévenus et figure du combat des Goodyear, Mickaël Wamen, évoque même de son côté "15 000 à 20 000 personnes attendues". 

"Cette initiative, prévue par la direction de la CGT à Paris en concertation avec celle de la Somme, s'inscrit dans les journées d'action organisées par la CGT pour défendre les syndicalistes poursuivis par la justice, comme ce fut le cas fin septembre à Bobigny pour ceux d'Air France", explique Christophe Saguez, secrétaire général de l'union départementale CGT de la Somme.

"Il y aura du monde venant de toute la France mais aussi de Belgique et de Suisse. On attend déjà 100 cars", prédit M. Wamen.

Selon le syndicaliste, différentes prises de paroles auront lieu, notamment celle du militant anti-loi Travail de Sud blessé à l'oeil lors de la manifestation du 15 septembre, en présence de Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) et Pierre Laurent (PCF).

Selon lui, les 19 et 20 octobre seront également "des journées de mobilisation nationale" avec des grèves prévues en soutien dans "différents services publics" ou encore "dans l'industrie".


8 salariés poursuivis


Les huit ex-salariés sont poursuivis pour avoir, 30 heures durant du 6 au 7 janvier 2014, aux côtés de plusieurs dizaines de salariés de l'usine, retenu le directeur des ressources humaines ainsi que le directeur de la production dans des locaux de Goodyear occupés avant de les relâcher, sans violence.

Quelques jours après cette séquestration, l'usine fermait ses portes, entraînant 1.143 licenciements. 

Depuis leur condamnation en première instance en novembre, plusieurs manifestations ont été organisées en leur soutien et une pétition en ligne réclamant l'arrêt des poursuites à leur encontre a été signée par plus de 170.000 personnes.

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