Meeting Hamon à Bercy : les militants picards au rendez-vous

Ils étaient 140, dimanche matin, à partir d’Amiens, en direction de Bercy pour soutenir Benoît Hamon lors de son plus grand meeting dans cette campagne. Des jeunes et des moins jeunes, motivés pour la plupart, sont montés à bord de deux bus mis à disposition par le Parti socialiste.


Au total, quelque 20 000 militants et sympathisants étaient au rendez-vous. Une affluence qui a dépassé les attentes de l’équipe de Benoît Hamon, qui tablait sur 15 000 partisans. La veille, le candidat de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, avait rassemblé 130 000 personnes lors de sa marche pour la VIe République, selon les organisateurs. Les soutiens du socialiste n'en restaient pas moins enthousiastes.


Un nouveau souffle dans sa campagne présidentielle
Ce rendez-vous était pour Benoît Hamon une occasion de relancer la machine à mobiliser. Le candidat était déjà critiqué dans son propre camp. La semaine du meeting, il s’est vu remis en cause par Manuel Valls, qui avait terminé la course de la primaire en seconde position : l’ancien Premier ministre a refusé de parrainer le candidat du PS à la présidentielle. Un choix qu’il a défendu dimanche dans une tribune publiée dans le Journal du Dimanche où il tacle Benoît Hamon sur son programme.

Dans un discours de plus d'une heure et demie, le candidat a martelé son appartenance à la gauche socialiste classique. « Je veux d'abord le dire solennellement: le parti de l'argent a trop de candidats dans cette élection. Ce parti de l'argent a plusieurs noms, plusieurs visages, il a même plusieurs partis », a lancé Benoît Hamon.

De quoi rappeler le discours au Bourget de François Hollande en 2012 contre la finance. Il a d'ailleurs salué et fait applaudir le président de la République, ainsi que l'actuel Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui « ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération », selon lui. Mais pas un mot pour Manuel Valls, en tout cas pas ouvertement. Le candidat n'a pas nommé son ancien adversaire de la primaire, mais a fait allusion à ceux qui veulent « ignorer le vote populaire. »


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