• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Réactions à la fusillade à Roye : solidarité pour les proches et les gendarmes et dénonciation d'un « laxisme »

Fusillade de Roye / © France 3 Picardie
Fusillade de Roye / © France 3 Picardie

La fusillade ayant fait quatre morts mardi après-midi dans un camp de gens du voyage sédentarisés à Roye (Somme) a suscité de nombreuses réactions de personnalités politiques. Entre solidarité pour la famille des victimes, hommage aux forces de l'ordre et discours sécuritaire. 

Par Juliette Harau

La situation reste très tendue mardi soir à Roye dans la Somme après la fusillade qui a fait quatre victimes : un bébé de six mois, son grand-père, une femme et un gendarme venu interpeller le tireur. Un autre enfant en bas âge, un second gendarme et l'agresseur sont également blessés.

Les premiers éléments de l'enquête évoquaient la thèse d'un règlement de compte. Selon le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve : « Un homme est entré dans une aire de gens du voyage à Roye dans la Somme » avant de « tuer froidement » les membres d'une famille.

Les faits sont intervenus dans une aire d'accueil mise en service il y a 5 ans. Une quarantaine de personnes se sont sédentarisées sur ce site « qui n'a jusqu'ici posé aucun problème », souligne Freddy Cantrel, adjoint au maire.

La tension s'est prolongée dans la ville et autour de l'hôpital d'Amiens, où ont été transférés les blessés.



Plusieurs journalistes ont été pris pour cible et violentés à Roye.


Les personnalités politiques ont réagi à ce drame. Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a fait le déplacement à l'hôpital d'Amiens, rappelant qu'il « partage le chagrin d'une famille brisée et la famille de la gendarmerie endeuillée. »



Plus tôt il avait déjà exprimé sa « tristesse » et sa « compassion à l'égard de la famille qui a été décimée par ce tueur », et sa « gratitude » pour le travail des gendarmes qui se sont « courageusement interposés pour éviter un drame plus grave encore ».

L'Elysée et Matignon ont relayé ce message.




Gendarmes et proches des victimes sont également évoqués dans le message d'Edouard Courtial, député de l'Oise.



Marine Le Pen interprète quant à elle l'événement comme « un symptôme de l'ensauvagement insupportable de notre société qui ne trouve face à lui que laxisme, lâcheté et démission » et demande une « augmentation des effectifs » des forces de l'ordre.



Les messages à l'encontre de la communauté des gens du voyage circulent également sur les réseaux sociaux. Alors qu'on ignore encore les raisons de ce drame. 

A lire aussi

Sur le même sujet

Il y a vingt ans, Robert Mugabe, ancien président du Zimbabwe, visitait Amiens

Les + Lus