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Renforcement de la vigilance des installations classées SEVESO de Picardie

© France 3 Picardie
© France 3 Picardie

Après l'attentat commis le 26 juin à Saint-Quentin-Fallavier (Isère) dans une usine de gaz industriel classée Seveso, la sécurité des sites industriels sensibles a été renforcée dans la Somme, l'Oise et l'Aisne.

Par Communiqués

Dans la Somme, actuellement en posture "Vigipirate vigilance renforcée", la préfète Nicole Klein a demandé aux installations classées Seveso "seuil bas", au nombre de huit, d'élever leur niveau de sécurité interne et externe. La Somme compte neuf autres sites classés Seveso "seuil haut", dont le niveau de protection est déjà élevé.

En complément, les rondes effectuées par les forces de l'ordre sont renforcées autour des lieux concernés.

Des audits « sûreté » dans l'Aisne

Le préfet de l'Aisne, Raymond Le Deun, a proposé aux responsables des entreprises axonaises classées Seveso de les rencontrer in situ la semaine prochaine, « afin que très rapidement un premier diagnostic puisse être effectué. Si le responsable de l'entreprise l'estime nécessaire, un audit « sûreté » sera réalisé à court terme ».

En outre, une vigilance particulière sera portée sur l'ensemble des autres sites sensibles (marchés, grands magasins, lieux de culte, gares de transports ferroviaires ou routiers, les manifestations sportives, touristiques, etc.).

La Picardie compte 72 établissements classés Seveso.

Augmentation des capacités de surveillance des sites dans l'Oise

La préfecture de l'Oise a appelé l'ensemble des responsables des sites Seveso à appliquer des mesures de mise en sécurité des sites et redoubler de vigilance, en augmentant si nécessaire les capacités de surveillance. Le préfet Emmanuel Berthier les a d'ailleurs incité à contacter les référents sécurité de la police ou de la gendarmerie.

Protection renforcée après un attentat en Isère

Ces mesures de sécurité renforcées sont la conséquence directe de l'attentat commis vendredi dans le site de gaz industriels Air Products situé dans une zone logistique de Saint-Quentin-Fallavier (Isère) entre Lyon et Bourgoin-Jallieu. La tête tranchée de Hervé Cornara, 54 ans, patron d'une entreprise de transport de Chassieu (Rhône) a été retrouvée sur le grillage d'enceinte de l'usine peu après qu'un homme a provoqué une explosion en projetant son véhicule sur un des hangars du site, sans faire de blessé.

Un employé de la victime décapitée, Yassin Sahli, 35 ans, a été interpellé et placé en garde à vue. Selon une source proche du dossier, il a reconnu dimanche devant les enquêteurs avoir tué l'entrepreneur.

Seveso, kezako ?

Depuis le 24 juin 1982, la directive européenne dite Seveso demande aux États et aux entreprises d’identifier les risques associés à certaines activités industrielles dangereuses et de prendre les mesures nécessaires pour y faire face. Le nom de cette directive fait référence au rejet accidentel de dioxine en 1976 sur la commune de Seveso en Italie.

Elle distingue deux types d’établissements, selon la quantité totale de matières dangereuses sur site :

  • les établissements Seveso seuil haut
  • les établissements Seveso seuil bas

Les mesures de sécurité et les procédures prévues par la directive varient selon le type d’établissements (seuil haut ou seuil bas), afin de considérer une certaine proportionnalité.

La Picardie compte 37 sites Seveso "seuil haut" et 35 sites Seveso "seuil bas".

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