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Prison de Vendin-le-Vieil : prise d’otage en cours

Ce mardi, deux détenus de la prison de Vendin-le-Vieil, ont pris en otage un surveillant pénitentiaire. 
Le 9 septembre 2015, le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil avait été pris en otage.
Le 9 septembre 2015, le directeur de la prison de Vendin-le-Vieil avait été pris en otage. © MAXPPP
Mise à jour : fin de la prise d'otage à 17h. Notre article ici.

Peu avant 14h, deux détenus ont pris en otage un jeune surveillant pénitentiaire de la prison de Vendin-le-Vieil. Ils le retiennent dans leur cellule. Les ERIS (Équipes régionales d'intervention spécialisée en milieu pénitentiaire), chargées de mission de sécurité en milieu carcéral, mais aussi Raid, pompiers et police sont sur place. Par mesure de précaution, un périmètre de sécurité a été mis en place. "Un agent est pris en otage par deux personnes. Ça a commencé vers 13H45", a déclaré Alain Jégo, directeur interrégional des services pénitentiaires.

Selon la préfecture du Pas-de-Calais, "toutes les mesures utilisées dans de tels cas ont été mises en place". Le procureur de Béthune et le sous-préfet de Lens se sont rendus sur place.

Revendication : un transfert dans une autre prison

Selon un syndicaliste, le surveillant, jeune mais expérimenté, était dans la coursive quand il a été menacé d'un objet coupant artisanal et emmené dans la cellule. Le gardien aurait été ensuite allongé sur le lit.

Les négociations ont commencé rapidement. Un téléphone a été donné aux détenus qui réclament leur transfert dans une autre prison. Selon nos informations, l'un des détenus a été condamné pour meurtre et l'autre pour actes de barbarie. 

En septembre 2015, un détenu "particulièrement dangereux" et placé en isolement, Fabrice Boromée, 34 ans, avait retenu en otage pendant trois heures, avant de se rendre, le directeur adjoint de la prison. 
La centrale de Vendin-le-Vieil, une prison pour détenus dangereux
La prison de Vendin-le-Vieil est un centre très récent, dont la construction s'est achevée en septembre 2014. Il abritait en 2015 51 détenus, pour une capacité d'environ 250 détenus, et n'était pas en sous-effectifs (212 personnels de surveillance selon l'administration pénitentiaire centrale).

Le centre dispose de "dispositifs de sûreté très perfectionnés", selon un site officiel. Cette prise d'otage est "le premier incident de ce type depuis l'ouverture de la prison", selon un syndicaliste de l'Unsa, Laurent Scassellati.
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