Sécurité routière : les motards qui ne portent pas de gants seront sanctionnés

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Écrit par avec AFP

La Sécurité routière a lancé une nouvelle campagne pour inciter les motards et leurs passagers à porter des gants, une mesure qui est obligatoire depuis le dimanche 20 novembre sous peine d'amende.


La Sécurité routière entend avec sa nouvelle campagne rappeler aux usagers et passagers de scooters et motos "la valeur de leurs mains et la nécessité de les protéger, en portant des gants".

L'objectif est également de sensibiliser les femmes dont 81% déclarent posséder des gants (contre 90% des hommes), et parmi elles, 74% disent en faire usage (contre 81% pour les hommes), selon des chiffres publiées par la Sécurité routière.

Les blessures aux mains sont très courantes lors d'un accident dans la mesure où le premier réflexe est de les mettre en avant en cas de projection au sol. Selon une étude récente de MAIDS (Motorcycle Accident In Depth Study), lors d'un accident, avec des gants épais, les blessures aux mains sont atténuées ou évitées dans 95% des cas pour les motocyclistes et 87% des cas pour les cyclomotoristes.

68 euros d'amende et un point de permis de conduire

En vertu d'un décret publié en septembre, le port de gants homologués à la norme européenne CE sera obligatoire dès dimanche pour les conducteurs et les passagers de motos et de scooters. La loi prévoit pour les contrevenants une amende de troisième classe (68 euros minorée à 45 euros en cas de paiement dans les 15 jours) et la perte d'un point du permis de conduire pour le pilote.

Une dérogation est accordée aux usagers de ces véhicules lorsque ceux-ci sont équipés à la fois de ceinture de sécurité et de portière. Le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR) avait décidé le 2 octobre 2015 de rendre obligatoire le port de gants certifiés CE pour les usagers de deux-roues motorisés.

Depuis janvier 2013, les gants font partie de l'équipement obligatoire pour passer son permis moto. 

Selon des chiffres de la Sécurité routière, 43% des blessés graves sur la route en 2015, soit environ 12 000 personnes, étaient des utilisateurs de deux-roues motorisés, alors qu'ils représentaient moins de 2% du trafic.