Sequedin et Maubeuge : les prisonniers refusent de regagner leurs cellules

Près de 160 détenus à Sequedin et une quarantaine à Maubeuge, refusent de regagner leurs cellules. C'était déjà le cas hier, samedi 20 janvier, à la prison de Maubeuge

Les détenus refusent de regagner leurs cellules dans deux des trois bâtiments qui composent le site de Sequedin
Les détenus refusent de regagner leurs cellules dans deux des trois bâtiments qui composent le site de Sequedin © AFP
C'est au tour de la prison de Sequedin d'être le théâtre de tensions entre les détenus et les gardiens, actuellement en grève. En tout, ce sont près de 160 détenus qui refusent de se rendre en cellule. David Dehase, surveillant pénitentiaire et syndicaliste, précise : "Il y a deux groupes en promenade actuellement, un de 75 hommes, l'autre de 80. Ils refusent de retourner en cellule".

Des équipes d'intervention spéciales, appelées Eris (Equipe régionale d'intervention et de sécurité), ont été dépêchées à Sequedin, mais pas à Maubeuge pour le moment. D'après David Dehase, l'opération devrait prendre quelques heures. "Les détenus n'ont pas formulé de revendications organisées, ils montrent qu'ils existent", ajoute-t-il. 

Comme hier, la prison de Maubeuge est concernée. Cependant cette fois, le mot de "mutinerie" n'est pas utilisé par les syndicats. "C'est plutôt un refus de regagner les cellules. Les détenus étaient en promenade de 14h à 15h et refusent de quitter la cour depuis, malgré des discussions avec le personnel pénitentiaire", explique Christophe Muzzolin, secrétaire FO de l'établissement de Maubeuge. Rien à voir avec le "mouvement d'excitation" (comme l'avait défini Alain Jégo, directeur interrégional de l'administration pénitentiaire) de la veille. Il n'y a "ni violence, ni dégradation pour l'instant", selon Christophe Muzzolin.


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