• DÉCOUVERTE
  • MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • économie
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

Le site belge satirique “NordPresse” suspendu par Facebook après son post sur Johnny Hallyday

© Capture d'écran NordPresse
© Capture d'écran NordPresse

Après un post sur Johnny Hallyday, le site belge NordPresse, connu pour son humour satirique, a été sanctionné par Facebook. La page a été désactivée pendant un temps.

Par Jeanne Blanquart

La blague n'est pas passée. Potache, certes, mais cela autorise-t-il moralement Facebook à désactiver complètement une de ses pages ? La (mauvaise) aventure est arrivée au site satirique belge NordPresse, connu pour ses articles satiriques, équivalents à ceux du Gorafi. 



Le 23 novembre dernier, le responsable du site explique ainsi : "Tous nos comptes Facebook ont été bloqués. Nous n'avons plus aucun moyen d'utiliser nos pages pendant 30 jours, réduits au silence". Raison de la sanction ? Un post humoristique sur Johnny Hallyday, qui indiquait en substance : "Tout Johnny bientôt réuni dans un seul coffret", accompagné d'une photo de cercueil. 



Satire VS "fake news"


L'article a été signalé comme indésirable par de nombreux internautes et Facebook a ensuite bloqué la page. "Certes, il s’agit d’une entreprise privée qui fait ce qu’elle veut au même titre d’un bar qui se réserve le droit d’entrée. Mais en l’occurrence, nous sanctionner avec, sur nos 4 comptes privés, 30 jours de ban, et sur notre page Nordpresse (204.000 fans) qui est désactivée, c’est un peu du délire", explique Vincent Flibustier (pseudo), responsable du site. 



Si la page Facebook de NordPresse a depuis été réactivée, cet incident pose tout de même la question de savoir quels motifs peuvent (ou pas) pousser Facebook à censurer ses pages, d'autant plus dans un contexte de lutte contre les "fake news", ces fausses informations qui se répandent sur les réseaux sociaux. "Une armée de débiles qui signalent des trucs, ça arrive tout le temps et à ma connaissance, les pages de Fdesouche, de Egalité et Réconciliation, etc, n’ont pas autant de problèmes", poursuit Vincent Flibustier. "Aujourd’hui sur Facebook, il est plus acceptable de poster de la haine, de la violence (morale, sociale, politique, physique), de la violation de la dignité humaine (coucou Sudpresse),… Parce qu’à partir du moment où la publication est pernicieuse, elle passe."


Pas de poursuites judiciaires


L'auteur s'indigne par ailleurs d'une politique de censure de la part de Facebook qui n'est pas accompagnée d'un travail de recherche et de judiciarisation dans les Etats. "Ce n’est pas censurer le racisme et les contenus illégaux qu’il faut faire, c’est identifier leurs auteurs et les juger. Du côté de la censure de propos de mauvais goût mais douteux, on est dans un vide juridique et moral", précise  Vincent Flibustier.

"Est-ce qu’on considèrerait comme normal un café où on jette dehors les gens qui racontent des blagues de merde ? Est-ce qu’on considèrerait comme positif qu’un néonazi qui hurle dans ce même café soit simplement caché dans les toilettes du bar pour que les autres clients n’entendent plus ses propos mais sans en avertir la justice ? C’est exactement ce que les états demandent aux géants du web."


Sur le même sujet

Le film "Merci patron !" de François Ruffin a dépassé les 300 000 entrées

Les + Lus