La SNCF veut un rapprochement entre Eurostar et Thalys

© PHILIPPE HUGUEN / AFP
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SNCF + Thalys + Eurostar = ?

Par AFP

La SNCF veut entamer le rapprochement de ses filiales Eurostar et Thalys, qui assurent des liaisons à grande vitesse vers Londres et le Benelux pour créer une entreprise
européenne plus efficace, a annoncé vendredi son patron Guillaume Pepy.

"Combiner les deux réseaux" a trois avantages, a-t-il expliqué à des journalistes : "faire un bout de l'Europe de la grande vitesse", simplifier la vie des voyageurs et augmenter la fréquentation. "On pense qu'il y a un potentiel de l'ordre de 30 millions" de voyageurs sur les deux réseaux, contre 18,5 millions en 2018, a relevé le dirigeant.

"Notre objectif (...) c'est de créer une entreprise européenne qui va permettre de faciliter le transport de ville à ville entre les pays et qui va concurrencer l'aérien et la voiture", a noté Rachel Picard, la directrice générale de SNCF Voyages.    
 

Quel siège ? Quel nom ? 


Le projet de rapprochement, baptisé "Greenspeed", devra être présenté aux personnels et approuvé par les conseils d'administration des deux entités et par leurs actionnaires,
a observé M. Pepy. La fusion, si elle se fait, devrait prendre "entre dix-huit mois et deux ans", selon lui. Et ni le siège de la future entité --Eurostar est actuellement basée
à Londres et Thalys à Bruxelles--, ni la marque qui serait choisie au final, n'ont encore été décidés, a-t-il affirmé, à l'occasion d'une présentation jeudi à la presse de quelques éléments de la "maquette financière" de la SNCF d'ici à 2026.

La compagnie Eurostar est détenue à 55% par la SNCF, à 30% par la Caisse de dépôt et placement du Québec, à 10% par le fonds britannique Hermes Infrastructure et
à 5% par la SNCB belge. Assurant des liaisons à grande vitesse --via le tunnel sous la Manche-- entre Londres et Paris, Bruxelles et Amsterdam, elle a transporté 11 millions de passagers en 2018, pour un chiffre d'affaires de 1,15 milliard d'euros.

Thalys, filiale à 60% de la SNCF et de 40% de la SNCB, a transporté 7,5 millions de personnes entre la France, la Belgique, l'Allemagne et les Pays-Bas l'an dernier, et réalisé un chiffre d'affaires de 527 millions d'euros. "L'idée est de développer et d'étendre" ce double réseau, et la SNCF "souhaite à l'évidence garder le contrôle" de l'ensemble, a souligné Guillaume Pepy.

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