Affaire Kulik : la demande de mise en liberté de Willy Bardon est rejetée

Willy Bardon lors de son procès en décembre 2019 / © Valentin Pasquier/FTV
Willy Bardon lors de son procès en décembre 2019 / © Valentin Pasquier/FTV

La demande de mise en liberté de Willy Bardon est rejetée ce mardi. L'homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle en décembre pour l'enlèvement, le viol et la séquestration suivis de mort d'Elodie Kulik en 2002.

Par Camille Di Crescenzo

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel a fait part de sa décision ce mardi 11 février. La demande de mise en liberté de Willy Bardon est rejetée. La chambre d'instruction de la Cour d'appel d'Amiens considère que la détention provisoire de l'accusé est le seul moyen d' "empêcher une pression sur les témoins" et de "garantir le maintien de l'accusé à la disposition de la justice". 

Condamné à 30 ans de prison en décembre 2019, après la mort d'Elodie Kulik en janvier 2002, Willi Bardon, qui comparaissait libre, et ses avocats avait fait appel de la décision. Audiencés vendredi 7 février, les avocats ont demandé la mise en liberté de l'Axonais en attendant un nouveau procès. D'ici là, aux yeux de la loi, Willy Bardon reste présumé innocent.

"L'argument essentiel est basé sur l'article 144 du code de procédure pénale, défend Me Stéphane Daquo, Willy Bardon s'est présenté libre à la comparution, on ne voit pas pourquoi aujourd'hui, les décisions devaient être différentes. Les garanties de représentation existent. Dehors, il avait respecté son contrôle judiciaire et rien ne justifiait qu'il en soit différemment aujourd'hui".
 
À la demande de cette mise en liberté, Jacky Kulik, le père d'Elodie, qui se bat depuis la mort de sa fille de 24 ans, pour que justice soit faite, faisait part de ses inquiétudes. "On ne sait pas ce qu'il fera une fois en liberté, proteste-t-il. Il pourrait très bien prendre la fuite, voire faire pression sur les témoins". Une crainte que Me Daquo écarte "Dehors, il avait respecté son contrôle judiciaire et rien ne justifiait qu’il en soit différemment aujourd’hui".

Seule certitude, si Willy Bardon est mis en liberté en attendant le nouveau procès, il ne portera pas de bracelet électronique. "On ne peut plus lui en mettre puisqu'il l'a déjà porté pendant deux ans. Sa seule obligation est le contrôle judiciaire". Pour l'avocat, "seule la tentative de suicide peut changer le point de vue de la chambre de l'instruction, mais il n'y a pas de raison de ne plus lui faire confiance. C'est la seule perspective d'être incarcéré qui l'a amené à ce geste".
 

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