Amiens : Architectes de l'urgence au secours des sinistrés de l'explosion à Beyrouth

La fondation Architectes de l'urgence (FAU), créée à Amiens en 2001, s'apprête à envoyer près de 70 000 euros de matériel technique et de 1ère urgence pour aider les sinistrés des explosions à Beyrouth. Une équipe sera également envoyée sur place pour proposer son aide et son expérience.
Mardi 11 août, les Architectes de l'urgence enverront près de 70 000 euros de matériel technique et de 1ère urgence pour aider les sinistrés de l'explosion à Beyrouth
Mardi 11 août, les Architectes de l'urgence enverront près de 70 000 euros de matériel technique et de 1ère urgence pour aider les sinistrés de l'explosion à Beyrouth © Architectes de l'urgence
Depuis près de 20 ans, la fondation Architectes de l'urgence agit sur tous les fronts, là où les populations sont en détresse après une catastrophe, là où il est nécessaire de reconstruire un toit ou de remettre en fonctionnement le plus rapidement possible les centres de soins, les écoles et les bâtiments publics.

Cette fois, les besoins les mènent vers Beyrouth, après que deux déflagrations aient dévasté le port de la capitale libanaise mardi 4 août. À l'origine de ce désastre, l'explosion d'une cargaison de nitrate d'ammonium, stockée pendant six ans dans un entrepôt.
 

Réparer en urgence


Comme l'explique Patrick Coulombel, directeur de la fondation, la reconstruction sera composée d'une grande partie de réparations afin de permettre une réintégration rapide de tous les bâtiments qui pourront être confortés et réparés.

Mardi 11 août, Architectes de l'urgence expédiera donc du matériel technique et de chantier, d'une valeur de 70 000 euros, afin d'aider les opérations sur place. Patrick Coulombel en dresse la liste : "Dans le matériel qu’on a mis à disposition, il y a des casques de chantier, des scies pour pouvoir couper des éléments pour faire des encadrements en bois pour les menuiseries, pour les fenêtres, des postes à souder, un certain nombre d’outillage, des meuleuses, disqueuses, visseuses, tout ce qui est du matériel pour perforer pour pouvoir faire des interventions de réparation".
 

L'expérience


Après avoir reçu le feu vert du Quai d'Orsay, il a fallu trouver un transporteur disponible un dimanche d'août. Quentin, agriculteur, donne un coup de main pour charger l'équipement.

Trouver des solutions, les Architectes de l'urgence en ont l'habitude. L'idée est née en 2001, après les inondations de la Somme. Depuis, la fondation a reconstruit des maisons, des écoles dans de nombreux pays.

Patrick Coulombel comprend d'autant plus ce qui s'est passé à Beyrouth, que le même scénario s'était joué à toulouse, avec l'explosion d'AZF.
"Il y a des bâtiments qui, d’une rue à l’autre peuvent être touchés, d’autres pas du tout, ou une face d’un bâtiment qui peut être touché et pas l’autre. Donc c’est des choses dans lesquelles il va falloir intervenir sur une grosse face d’évaluation qui est déjà en cours. Et c'est vrai que c’est un chantier qui est important et qui va durer quand même un certain temps. Ne serait-ce que pour les fenêtres, par expérience sur AZF, on sait qu’on a vu des gens sans fenêtre pendant presque deux ans".

Le convoi partira par voie maritime grâce à un bateau affrété par le gouvernement français au départ de Toulon.
Patrick Coulombel se rendra lui-même au Liban avec une équipe pour proposer son aide et son expérience sur ce même type de désastre depuis plus de 20 ans.

Sur son site, Architectes de l'urgence lance un appel à don. 

 
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