Coronavirus - S'asseoir avec les maki, nager avec les otaries : visitez le zoo d'Amiens en 360°sans bouger de chez vous

S'asseoir à côté des Maki Catta, nager avec les otaries ou encore donner à manger aux perroquets, c'est ce que propose l'agence Visite virtuelle, qui a posé sa caméra 360° dans le zoo d’Amiens. Une visite originale pour sortir du confinement.

En tournage, Louis-Henri Furry pose ou installe sa caméra 360° au bout d'une perche haute de 4m pour filmer les animaux.
En tournage, Louis-Henri Furry pose ou installe sa caméra 360° au bout d'une perche haute de 4m pour filmer les animaux. © Louis-Henri Furry
Ce week-end du 1er mai, les visites au zoo d'Amiens reprennent ...sous une forme virtuelle. Ce concept original est proposé par l'agence Visite virtuelle grâce à la technologie de vidéo 360° à retrouver sur la page Facebook du zoo d'Amiens.

"C'est un format qu'on maîtrise depuis un an et demi, explique son fondateur, Louis-Henri Furry. On avait commencé par faire la cathédrale, puis la tour Perret. On a toujours essayé de mettre en avant notre région. On habite Amiens et on a fait une vidéo au milieu du confinement d'Amiens confinée, donc complètement vide, avec cette technologie".Cette technologie permet de changer de points de vue durant le visionnage de la vidéo. Sur celle d'Amiens, les retours ont remporté un beau succès sur les réseaux sociaux, de quoi donner de nouvelles idées à Louis-Henri Furry.

On va là où personne ne peut aller pendant le confinement.

"On s’est posé la question de se dire quels sont les lieux confinés auxquels on ne peut pas accéder en ce moment et il y avait notamment le zoo. J’ai un intérêt personnel pour le zoo parce que j’aime bien ça, j’aime bien ces lieux qui sont  assez naturels et on a été surpris de voir qu'ils étaient très enthousiastes à l’idée du concept". 

Si le zoo a fermé ses portes au public, à l'intérieur, les soigneurs sont toujours présents pour s'occuper des animaux. Avec la complicité des soigneurs, le jeune entrepreneur a pu poser sa caméra au plus près des pensionnaires. "Tourner avec des animaux, c'est un petit challenge. Ce n'est pas comme des acteurs. Mais ça s'est super bien passé. On avait une idée sur les animaux qu'on voulait filmer. Des grands mammifères et des petits, quelque chose en sous-marin".

Sur la première vidéo publiée le 1er mai, on y voit un maki, essayant d'avaler la caméra. "Les otaries ont fait la même chose. Elles ont passé une minute ou deux à manger la caméra", s'amuse Louis-Henri Furry. 
Pour poser la caméra, les vidéastes ont pu compter sur la complicité des soigneurs. "Certains animaux ont peur du matériel. On a une perche notamment qui ressemble à celle utilisée pour les soigner. C'est donc le dresseur qui vient dans la cage et c'est lui qui nous signale si tel animal est plutôt actif ou plutôt passif. Il y a une part aléatoire. Certains, comme les suricates ou les makis, sont curieux de la caméra. Ils font le tour et finissent par la laisser. Pour les otaries, on a laissé le dresseur libre de faire son job, de garder la relation qu'il a naturellement avec les animaux. Je n'ai pas envie de créer une scène qui ne se passe pas dans la réalité. De toute façon, la caméra va tout capter et c'est après, en post-production, qu'on va garder les moments un peu sympas".Dimanche, le dresseur va donner à manger aux perroquets aras. La semaine prochaine, visite chez les suricates. "On commence avec cinq animaux. C'est l'audience qui fera foi. Si ça plaît aux gens, on aura aucun problème pour continuer. Des discussions sont en cours pour faire les tigres". 
Durant le confinement, Visite virtuelle intervient bénévolement pour offrir ces vidéos originales au public. Les tournages prennent beaucoup de temps mais du temps ils en ont. 

Viendra le jour où la vie reprendra son cours. L'agence demandera légitimement une rémunération pour investir dans de nouveaux projets, notamment des tournages de concerts en live et ce, toujours en réalité virtuelle.
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