Dans la Somme, les Restos du cœur et l'Assurance maladie facilitent l'accès à la vaccination pour les plus vulnérables

Les Restos du coeur de la Somme s'impliquent dans la campagne de vaccination des plus démunis. La prise de rendez-vous est proposée directement dans les centres de distribution alimentaire.

La Somme fait partie des départements pilotes dans cette expérimentation.
La Somme fait partie des départements pilotes dans cette expérimentation. © PhotoPQR/Lionel Vadam/L'Est républicain/Maxppp

Des conserves, des fruits, des produits laitiers. À première vue, rien de plus classique chez les Restos du cœur. Néanmoins, une fois les colis alimentaires récupérés, les bénéficiaires se retrouvent face à un nouvel interlocuteur. "On a des rendez-vous possibles pour la vaccination samedi. Vous préférez le matin ou l'après-midi ?", leur demande Virginie Anselin, agent de la CPAM.

Contrecarrer l'isolement et la précarité numérique

Depuis quelques jours, les autorités de santé multiplient les dispositifs pour rendre plus accessible la vaccination aux personnes précaires. À Amiens, l'Assurance maladie et les Restos du cœur se sont associés pour proposer des rendez-vous au sein des centres de distribution alimentaire. "Beaucoup de gens sont intéressés par la vaccination. Néanmoins, ils ont eu parfois du mal à trouver des rendez-vous. On est là pour les aider à faciliter leurs démarches. [...] Parfois, l'accès à Internet est compliqué", explique Virginie Anselin. Alors chez les bénéficiaires, cette opération est bien accueillie : "C'est bien. Il y a des gens qui n'osent pas demander comme moi. Je reste dans mon petit trou, dans mon petit coin."

Les publics précaires sont les plus touchés par la pandémie. Pour Gilles Sellier, responsable des Restos du cœur de la Somme, il était donc indispensable de les inclure dans la stratégie vaccinale : "L'aide à la santé, c'est aussi favoriser l'accès à la vaccination des personnes vulnérables. Pour la plupart de nos bénéficiaires, la vaccination, ce n'est pas une priorité. Leur priorité, c'est manger et avoir un toit. Il faut donc leur expliquer, il faut qu'il y ait un peu de pédagogie. Cette opération me paraît importante."

Multiplier ces opérations

Ce type d'opération est amené à se généraliser comme l'explique Thomas Fatome, directeur de la Caisse nationale de l'Assurance Maladie : "Notre objectif, c'est de développer ce service avec aussi d'autres associations comme le Secours populaire."

L'Assurance maladie prévoit d'élargir le dispositif à l'ensemble de la région Hauts-de-France. Pour le moment, sur l'ensemble du département de la Somme, 26 centres des Restos du cœur sont concernés par l'initiative. Au total, 3 200 inscrits de plus de 18 ans pourraient en bénéficier.

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