Dégradations à la ferme des 1000 vaches de Drucat : les accusés condamnés à plus de 100.000 € de dommages et intérêts

Le tribunal correctionnel d'Amiens a rendu sa décision ce jeudi matin dans l'affaire des dégradations à la ferme des 1000 vaches. En 2013 et 2014, des militants de la Confédération paysanne avaient causé des dommages aux installations de cet élevage de vaches situé à Drucat dans la Somme.
Palais de justice d'Amiens
Palais de justice d'Amiens © France 3 Picardie

Le jugement du tribunal correctionnel d'Amiens a rendu vers 10 heures ce jeudi. Il avait été mis en délibéré à ce jour après l'audience du 31 mai dernier. L'audience initiale avait pour objet de débattre, au civil, du montant du préjudice.

5 militants de la Confédération paysanne sont accusés de dégradations en 2013 et 2014 sur la ferme des 1.000 vaches à Drucat dans la Somme. Les prévenus étaient poursuivis pour leur action syndicale de "démontage d’éléments de la salle de traite" en mai 2014. Ils sont condamnés à verser 106.218€ de dommages et intérêts aux exploitants du site. Les représentants de la Confédération paysanne devront, quant à eux, également rembourser en plus les frais engagés pour les réparations, soit près de 13.000€.
 

Les exploitants de la ferme des 1.000 vaches de Drucat réclamaient 140.000 euros.

 

Parmi les accusés, Laurent Pinatel. Avec d'autres militants, le porte-parole national de la Confédération paysanne s'était introduit en mai 2014 dans la salle de traite de la ferme des 1.000 vaches. Quelques mois plus tard, tous étaient condamnés à 5 mois de prison avec sursis. Une condamnation qui avait été portée en appel.
 

Mais le feuilleton judiciaire est loin d’être terminé. Les opposants à la ferme attendent de leur côté une décision de la Cour d’appel de Douai. Fin août 2017, le ministre de la Transition écologique de l'époque, Nicolas Hulot, avait fait appel du jugement du tribunal administratif d’Amiens du 29 juin 2017 : les sanctions financières prises par la préfecture à l’encontre de l’exploitant, pour ne pas avoir respecté le seuil des 500 bêtes fixé préalablement par arrêté, avait été annulé.
 
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