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L'État lance un audit pour étudier l'utilisation de l'argent public par la société WN

La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher s'est rendu à l'usine WN / © N. Corselle
La secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher s'est rendu à l'usine WN / © N. Corselle

En visite à Amiens ce jeudi 18 juillet auprès des salariés de WN (ex-Whrilpool), la secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie Agnès Pannier-Runacher a annoncé un audit afin d'étudier l'utilisation de l'argent public de la société.

Par Boris Granger

Qu'a-t-il fait de l'argent du contribuable ? Cette question, c'était celle, il y a deux semaines, des salariés en colère qui se rassemblaient devant leur usine. Une question brûlante à laquelle la secrétaire d'État auprès du ministre de l'économie, Agnès Pannier-Runacher, a décidé d'apporter une réponse, prévue le 25 juillet.
 


Éviter que cela ne se reproduise

"Nous avons décidé de lancer un audit sur cet argent public et nous ferons une restitution aux salariés en plénière", s'est engagée la secrétaire d'État qui estime approximativement la masse salariale à 5,5 millions d'euros sur 10 mois. Reste à déterminer où est passé le reste de l'enveloppe de 10 millions confiée par le gouvernement à la reprise. "Je n'ai pas d'idée préconçue sur ce qu'on trouvera, a-t-elle ajouté, mais justifier cet argent permettra aux salariés de passer à autre chose."

Xavier Bertrand a lui aussi demandé à savoir où était passé l'argent. "Si il y a eu des défaillances, nous devons savoir lesquelles. Il faut tirer tout ça au clair afin d'éviter que cela ne se reproduise." Suspicieux, le président du conseil régional des Hauts-de-France émet des doutes sur les conditions de reprise de l'usine en 2018. "La patte de Whirlpool a été présente à l'époque : il y avait des repreneurs qui leur convenaient plus que d'autres."

Renouer la confiance

Du reste, la secrétaire d'État a également insité sur la nécessité de renouer la confiance avec les salariés. Elle a ainsi évoqué un accompagnement en partenariat avec Pôle emploi afin de leur permettre de "prendre conscience des alternatives dont ils disposent". "On recrute sur Amiens, on recrute dans le monde industriel", a-t-elle souligné.
 

Le troisième objectif avancé par la représentante du gouvernement est celui d'une redensification du site, afin d'y retrouver les 160 emplois menacés. Pour l'instant, la piste principale de reprise permettrait de conserver une quarantaine d'emploi, mais d'autres projets existent. "C'est le tribunal qui est le mieux placé pour décider", a conclut Xavier Bertrand. Le tribunal qui se réunira le 26 juillet pour examiner les différentes options posées sur la table.

 

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