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Incendie de Notre-Dame de Paris : un tweet polémique provoque des remous à l'Unef Amiens Picardie

Le tweet, supprimé depuis hier soir, a été republié par le compte twitter "Fallait pas supprimer" / © Capture d'écran twitter
Le tweet, supprimé depuis hier soir, a été republié par le compte twitter "Fallait pas supprimer" / © Capture d'écran twitter

Alors qu'un incendie ravageait Notre-Dame de Paris ce lundi 15 avril, une réaction sur Twitter provoquait l'indignation d'une partie des internautes. Son auteure, étudiante à Lille, se revendique de l'Unef Amiens Picardie. Très sollicité depuis, le syndicat étudiant se désolidarise. 

Par AP

"Nous pensons que l’UNEF Amiens n’a pas à prendre position sur les propos d’Hafsa.", réagit l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) via la voix de sa présidente Mathilde Lalouette et de son trésorier Nathan Petit. A l'échelle nationale, le syndicat étudiant répond qu'il "ne s'associe en aucun cas aux propos remettant en cause le drame d'hier. Voir des centaines d'années de patrimoine culturel partir en flamme est un drame qui n'a pas de nom".

Cette personne qui fait tant parler, Hafsa Askar de son nom complet est une jeune femme membre de l'UNEF auteurs de plusieurs tweets sur l'incendie de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, qui ont provoqué un tollé et un déferlement de haine sur les réseaux sociaux.

Ce lundi 15 avril 2019, alors que la cathédrale parisienne est ravagée par un incendie, Hasfa Aska qui étudie à Lille, publie des "tweets"

Je m'en fiche de Notre-Dame de Paris, car je m'en fiche de l'Histoire de France
Les gens ils vont pleurer pour des bouts de bois, wallah vous aimez trop l'identité française alors qu'on s'en balek objectivement c'est votre délire de petits blancs

Des messages supprimés depuis, tout comme le compte de la jeune femme. Mais s'il y a bien deux choses qu'il faut savoir en 2019 sur Internet, c'est que tout va très vite et que tout se conserve. Un autre internaute, connu pour publier à nouveau les contenus effacés du réseau social, les a aussitôt remis en ligne :

Les propos, jugés insultants envers le monument parisien, n'ont pas manqué de faire réagir. Jusqu'à la ministre de l'Enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, Frédérique Vidal.

Autre relayeur : les adversaires de l'Unef, dont une partie de l'extrême-droite. L'histoire prend alors, très vite, une ampleur nationale. 
 

Pourquoi la jeune femme est associée à la Picardie ?

L'affaire se révèle être une bien mauvaise publicité pour l'UNEF : la jeune femme fait partie de son bureau national. L'information a depuis été confirmée par sa présidente.

Mais s'il existe bien un lien entre le syndicat étudiant et Hafsa Askar, cette dernière va même jusqu'à afficher son appartenance à la branche amiénoise du syndicat. Malgré son statut d'étudiante lilloise.

 

Attaques sexistes, propos racistes et menaces de mort

"Hafsa subit depuis quelques jours des attaques sexistes et racistes, a été harcelée, menacée de meurtre et de viol par la fachosphère, et nous pensons qu’au-delà du débat sur les propos qu’elle a tenus, il est de notre devoir de rappeler qu’il est inadmissible de faire subir cela à une jeune femme racisée, quels que soient ses propos", argumente le syndicat étudiant.

Sans pour autant partager l'avis d'Hafsa, plusieurs personnes ont tenu à dénoncer les propos violents et menaçant des nombreux internautes. C'est le cas de Taha Bouhafs, journaliste et militant de la France Insoumise, qui a fait parlé de lui pour être l'auteur de la vidéo où l'on aperçoit l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, Alexandre Benalla en train de rouer de coups des manifestants lors de la marche du 1er mai 2018.

Le trésorier de la branche picarde de l'UNEF, Nathan Petit, a quant à lui déclaré qu'"on a le droit d'être touché et ému par ce dramatique évènement tout comme on a le droit de ne pas l'être. Et cela ne justifie en aucun cas un harcèlement aussi massif est violent".

Mélanie Luce, présidente nationale, s'est également manifestée... pour dénoncer les attaques dont est victime Hafsa Askar. "Rien ne justifie d’insulter, d’harceler, de menacer de viol et de bien d’autres choses les personnes qui ne sont pas d’accord", écrit-elle sur sa page Twitter.

Mise à jour

Concernant certains propos qui ont pu être tenus (à travers cet article avant sa mise à jour) par Chloé Hernandez, nous tenons à rappeler que cette dernière n'est plus présidente de l'UNEF Amiens Picardie depuis les élections syndicales étudiantes qui se sont déroulées le 27 février 2019.

Par conséquent, les réprésentants actuels du syndicat étudiant ont tenu à préciser que "toutes les informations fournies par Chloé Hernandez sur Hafsa Askar et la situation de l’UNEF à Amiens sont fausses" et que la jeune femme "qui s’approprie l’UNEF Amiens alors qu’elle ne lui appartient plus, ne représente désormais plus qu’elle".
 

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