"Je n'ai aucun regret" : il y a un an, Jérémy Stravius mettait fin à sa carrière de nageur

Le 30 janvier 2020, Jérémy Stravius annonçait sur son compte Facebook la fin de sa carrière. Une année plus tard, traversée par la crise sanitaire, le nageur assure avoir fait le bon choix. Mais il n'a jamais réellement quitté les bassins. 

© Mélissa Genevois / France 3 Hauts-de-France

"L’heure est venue, le moment de me retirer des bassins et de ranger le maillot une dernière fois avant de me plonger vers de nouveaux projets." Par ces mots, Jérémy Stravius officialisait la fin de sa carrière sur son compte Facebook, le 30 janvier 2020. Soulagé, de casser avec une routine qui ne lui convient plus. Une décision pourtant inattendue, qui surprend jusque son ancien entraîneur Michel Chrétien, alors qu'il se préparait à une troisième participation aux Jeux olympiques, en juillet à Tokyo.

Des Jeux qui n'ont finalement pas eu lieu cette année en raison de la crise sanitaire. Ce qui a convaincu ce grand champion de la natation d'avoir fait le bon choix. "Je n'aurais jamais eu la motivation suffisante pour attendre encore un an, rester dans l'incertitude." Une année plus tard, il affirme : "Je n'ai aucun regret."

Toujours dans les bassins

Mais le nageur n'a jamais réellement rangé le maillot. Quelques mois après l'annonce de sa retraite, Jérémy Stravius a été contacté par le club privé Etoiles installé à Nanterre. Il fait désormais partie d'une équipe formée de jeunes prometteurs, également rejointe par Camille Lacourt et Grégory Mallet.

Le jeune retraité continue de s'entraîner deux fois à trois fois par semaine... et se prépare à de prochaines compétitions. "Ça me manquait cet esprit d'équipe, de compétition", avoue Jérémy Stravius. Le médaillé olympique devrait participer aux compétitions Interclubs, au Golden Tour fin mars à Marseille et au championnat de France en juin, en épreuves collectives et individuelles. "Mais seulement pour rapporter des points à l'équipe", précise celui qui recherche aujourd'hui plus de sensations que de sélections. "Quand je ressors mes souvenirs c'est ça qui me revient, ces grandes émotions. Pas le fait que je me levais tous les jours à 5h30 pour m'entraîner et travailler dur."

Entraîneur ? Non merci

Et s'il aime se mesurer à ces petits jeunes, "la relève" comme les appelle, le nageur amienois a surtout vocation à les accompagner dans leurs carrières. "Ils me rappellent moi à mes débuts. Avec Camille et Grégory, on essaye de les rassurer, on partage nos expériences, nos erreurs."

J'ai toujours des conseils à donner, mais ce n'est pas du coaching. Ça, c'est un travail à part entière et ce n'est pas pour moi.

Jérémy Stravius

Mais ne lui parlez surtout pas de devenir entraîneur. "J'ai toujours des conseils à donner, mais ce n'est pas du coaching. Ça c'est un travail à part entière et ce n'est pas pour moi."

Quand on le questionne sur son avenir avec le club, il souffle simplement "on verra." Il s'y consacre pour l'instant pleinement mais envisage de suivre l'évolution de l'équipe, au moins jusqu'aux Jeux de Paris en 2024. 

Après la crise, l'ouverture de son bar ?

Il ne perd pas de vue ses autres projets que la crise a pour l'instant mis à l'eau : l'ouverture d'un bar et d'une salle d'escape game à Amiens. Ce grand sportif veut également s'essayer à d'autres disclipines. "Je voulais m'inscrire dans un club de hand cette saison", confie-t-il.

Son rôle au club Etoiles lui donner envie de garder le contact avec le monde de la natation. Il s'imagine consultant dans les médias, et pourquoi pas, être commentateur sur les compétitions. Quoiqu'il en soit, de près ou de loin Jérémy Stravius promet de toujours garder un oeil sur les bassins. 

 

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