L'arrêt de l'A380 n'affectera pas le site de Méaulte dans la Somme

Airbus a annoncé jeudi 14 février, la fin de la production de l'A380. Plusieurs usines européennes participent à la construction de ce géant de l'aviation. Les salariés Stelia (ex-Aérolia) de Méaulte, dans la Somme fabriquent les nez et les trains d'atterrissage des A380. 

C'est officiel. La fabrication de l'A380 va s'arrêter. L'avionneur Airbus l'a annoncé le jeudi 14 février 2019. Ce géant des airs entré en service 2007, ne séduit pas les acheteurs les commandes ne sont pas au rendez-vous. Les dernières livraisons sont prévues pour 2021. La France, l'Allemagne, le Royaume-Uni et l'Espagne participent à la construction de l'A380. Airbus promet que les 3 000 à 3 500 salaries seront reclassés d'ici trois ans. Mais les syndicats attendent des garanties rapides.   

En France, 4 sites sont concernés par l'arrêt de la production de l'A380

Méaulte près d'Albert dans la Somme, l’entreprise Stelia Aerospace produit des pointes avants. L'assemblage final des différentes pièces de l'avion géant se fait à Toulouse. Le site de Toulouse-Blagnac emploie 20.000 salariés, qui ne travaillent pas exclusivement sur l'A380. C'est aussi à Toulouse qu'ont lieu les vols d'essai des appareils. Deux autres sites participent à la construction de l'A380 en France. L'usine de Nantes (environ 2.500 salariés) fabrique les caissons centraux de voilures (où se fixent les ailes), les entrées d'air des réacteurs, les nez
de l'avion et les ailerons. Le site de Saint-Nazaire fabrique quant à lui les parties avant et centrale de l'habitacle.  

Méaulte s'est déjà préparé à la fin de l'A380

Les 1 500 salariés de Stélia à Méaulte ne seront pas menacés par la fin des commandes de l'A380, le site s'est déjà préparé à cette menace qui n'est vraiment une surprise. Les programmes de l'A350 et de l'A320 ont permis de repositionner les salariés vers leur production.