Dans la Somme, la vidéo d'un chat violenté resurgit sur internet, la gendarmerie intervient

Un chat noir, comme celui violenté dans la vidéo de janvier 2018 (image d'illustration). / © FRANZ CHAVAROCHE/MAXPPP
Un chat noir, comme celui violenté dans la vidéo de janvier 2018 (image d'illustration). / © FRANZ CHAVAROCHE/MAXPPP

Dans une vidéo partagée en janvier 2018, un enfant d'une douzaine d'années se mettait en scène en train de martyriser un chat. Reccueilli mercredi 8 janvier par la gendarmerie de Moreuil, le chat a été confié à la Fondation Assistance aux Animaux. Une enquête est en cours.

Par Paul-Antoine Leclercq

Une vidéo insuportable qui n'a pas tardé à faire réagir les associations de défense des animaux comme les autorités. Mercredi 8 janvier, aux alentours de 15h, la gendarmerie de Moreuil est allée sauver un chat d'une situation plus qu'invivable. En janvier 2018, un enfant d'une douzaine d'années a publié une vidéo sur YouTube, dans laquelle on l'aperçoit en train de martyriser un chat. Frappé à coups de poings, étranglé, jeté au mur, le chat ne peux rien faire d'autre qu'encaisser les coups de l'enfant. 


Les animaux mis en sécurité

"Quand elle a été publiée, la vidéo n'a pas eu beaucoup d'audience. Ce n'est que récemment qu'elle est devenue virale. On en a été alerté hier [mercredi 8 janvier, NDLR]" explique Anne-Claire Chauvancy, membre de la Fondation Assistance aux Animaux. Dès réception de la vidéo, la fondation a lancé une enquête. Le chat en danger a été localisé à Moreuil, dans la Somme.

La gendarmerie est envoyée sur place, "dans un premier temps pour voir si le chat est encore vivant", s'irrite Anne-Claire Chauvancy. Miracle, le chat est en vie. Il est même accompagné de cinq autres chats, dont deux chatons, et un lapin. Les animaux sont tous saisis par les gendarmes. Ils sont confiés à la Fondation Assistance aux Animaux qui a obtenu leur garde provisoire.
 

Ce jeudi 9 janvier matin, des soins ont été dispensés aux animaux. Le chat de la vidéo a été présenté à un vétérinaire. Mais pour Anne-Claire Chauvancy, les séquelles ne sont pas uniquement physiques : "d'un point de vue psychologique, on voit que le chat est touché. Il a tellement l'habitude de se faire frapper qu'il ne réagit même plus... Il n'a plus peur". "Maintenant on va essayer de gagner sa confiance, de lui montrer qu'ici il ne craint rien" rajoute-t-elle. 


Des auteurs systématiquement retrouvés

"On remarque que de plus en plus de personnes se mettent en scène dans des vidéos et maltraitent des animaux, regrette Anne-Claire Chauvancy. Il faut qu'ils sachent qu'on arrive systématiquement à retrouver les auteurs et qu'ils sont toujours condamnés !" avertit-elle. Elle rappelle que "si vous tomber sur ce genre de vidéo, il ne faut surtout pas les partager et directement les signaler à une association ou aux autorités".
 

Une plainte a été déposée par la fondation pour acte de cruauté envers des animaux. Une enquête est actuellement en cours. Pour ce genre de fait, la peine maximale s'élève à 30 000 euros d'amende et 2 ans d'emprisonnement. L'auteur étant mineur, la fondation espère qu'une obligation de soins sera prononcée contre lui.
 

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