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Viande de cheval : 3 chiffres pour comprendre pourquoi les Hauts-de-France sont les plus gros consommateurs

viande de cheval / © AFP/GERARD JULIEN
viande de cheval / © AFP/GERARD JULIEN

Si la consommation de viande de cheval a fortement baissé au cours des dernières décénies, les Hauts-de-France est la région qui continue à en manger le plus, représentant à elle-seule plus de 20% de la consommation nationale.

Par France 3 Nord

Si on vous dit viande de cheval, vous pensez peut-être plus au scandale des lasagnes Findus (en 2013, de la viande de cheval avait été retrouvée dans des lasagnes au boeuf) qu'à un bon steak ou à du saucisson ? Et pourtant, la filière chevaline fait toujours des adeptes en France, et en particulier dans la région.
 

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C'est, en grammes, la consommation moyenne, par an et par habitant, de viande de cheval en France. Depuis les années soixante-dix, la consommation de viande de cheval a été divisée par cinq. Mais certaines traditions perdurent et c'est dans les Hauts-de-France qu'on trouve encore les plus gros consommateurs.

"J'en mangeais chez mes grands-parents paternels parce que le boucher chevalin faisait partie de leur famille, donc on mangeait du cheval", résume par exemple une cliente. Sur le marché d'Anzin, il n'y a qu'une boucherie chevaline, mais les acheteurs n'ont pas disparu.

 
Pourquoi les Hauts-de-France sont les plus gros consommateurs de viande de cheval
 

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C'est le pourcentage de viande de cheval consommée en France qui est mangée dans la région. S'ils sont de moins en moins nombreux, les clients des Hauts-de-France sont toujours fidèles à la boucherie chevaline. Plus de 20% de la viande de cheval consommée dans le pays est mangée ici, dans les Hauts-de-France.

Mais pourquoi les Hauts-de-France font-ils de la résistance ? Pour répondre à cette question, il faut revenir un peu en arrière. Avant les années soixante, ce ne sont pas des tracteurs, mais des chevaux qui aidaient les paysans dans les champs ou dans les mines. Une fois trop vieux, ils terminaient dans l'assiette.
 

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C'est le nombre de boucheries chevalines qu'il reste aujourd'hui en France. Parmi elles, un peu moins de 200 se trouvent dans la région.

Pierrick Dremière est à la tête d'une boucherie chevaline créée il y a trois générations à Valenciennes. Son métier est en voie de disparition mais pour lui, la boucherie chevaline est un "maillon indispensable" pour toute la filière équine. D'autant que la viande a de quoi séduire : riche en fer, peu onéreuse, tendre...
Autant d'arguments que la filière veut mettre en avant pour que la tradition se perpétue. 

 

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