• MÉTÉO
  • VOS RENDEZ-VOUS
  • SPORT
  • DÉCOUVERTE
  • FAITS DIVERS
  • POLITIQUE

VIDEO. L'éthylotest antidémarrage, testé avec succès dans le Nord, est étendu à toute la France

© France 3
© France 3

Testé pendant deux ans dans le Nord, l'éthylotest antidémarrage sera proposé en cas de condamnation pour alcool au volant.

Par Maïna Sicard-Cras / Jean-Marie Barféty

A partir de cette semaine, tous les automobilistes controlés positifs à l'alcool pourront tout de même conduire et cela grace à des boîtiers : des éthylotests anti-démarrage. 

Dans sept départements, dont le Nord, ce système a été testé comme une alternative à la suspension de permis de conduire pour des conducteurs non récidivistes contrôlés avec un taux d'alcoolémie compris entre 0,8 et 1,8 gramme d'alcool par litre de sang. 
 
L'éthylotest antidémarrage, testé dans le Nord, est étendu à toute la France

Les garagistes s'y sont mis. Souffler dans un étylosthest pour faire démarrer un véhicule : Franck Sénéchal, garagiste dans le Nord, a désormais l'habitude de pratiquer. Depuis 4 mois, il a déjà posé une dizaine de boitiers.

Le principe est assez simple : "BIP... Le chauffeur n'a pas encore soufflé donc le véhicule ne démarre pas", explique-t-il. Un premier souffle au démarrage. Si tout est bon : "Test ok" . Puis un deuxième test doit être effectué 30 mn plus tard,  pour éviter des fraudes. 

Le dispositif est à la charge du contrevenant.  L'installation coûte environ 400 euros et le boîtier se loue 100 euros par mois.  Une alternative non négligeable pour ceux perdent leur permis. "C'est une chance, dit anonymement un conducteur concerné. Je suis gérant de société, j'ai besoin de mon véhicule."
 

Pédagogie


Depuis le 1er novembre 2018, dans le Nord, 150 boîtiers ont été installés. Un chiffre important car en France, l'alcool est en cause dans un tiers des accidents mortels. Pour la préfecture du département, cette mesure est avant tout pédagogique avant d'être répressive. 

"C'est un outil qui nous permet de dire à des gens qui ont compris qu'ils ont fait une grosse bêtise en prenant le volant avec un coup dans le nez : il y a une sanction, vous la comprenez, mais la sanction, elle ne doit pas aller jusqu'à perdre son emploi", explique Romain Royet, directeur de cabinet du préfet du Nord. 

Le dispositif est désormais disponible dans toute la France.

 

Sur le même sujet

Mon corps, j'en fais vraiment ce que je veux ?

Les + Lus