La Brittany Ferries immobilise ses bateaux en raison de grèves à répétition

La direction de la Brittany Ferries a décidé d'immobiliser tous ses navires jusqu'à nouvel ordre, en raison de grèves à répétition de son personnel naviguant.

C'est la réponse de la direction de la Brittany Ferries au personnel naviguant en grève : elle a annoncé vendredi après-midi avoir décidé d'immobiliser tous ses navires jusqu'à nouvel ordre. 
"Compte tenu des mouvements de grève qui se déclenchent de manière intempestive, sans préavis, et avec des possibilités de reconduction, la direction de Brittany Ferries ne peut plus assurer l'exploitation des navires et la gestion des passagers dans des conditions normales", selon un communiqué.

La compagnie a convoqué un comité d'entreprise extraordinaire en début d'après-midi pour informer ses membres de sa décision "d'arrêter les navires jusqu'à nouvel ordre et de débarquer l'ensemble des personnels navigants à l'exception d'un personnel de sécurité", selon cette même source.

La compagnie rappelle que le 13 septembre l'Armorique était resté bloqué à quai en raison d'une grève, sans préavis selon elle avant d'être de nouveau bloqué depuis jeudi soir à Roscoff (Finistère), tout comme le Cotentin à Cherbourg (Manche), le Cap Finistère (remorques et camions) à Santander en Espagne, le Normandie à Ouistreham (Calvados) et le Mont-Saint-Michel à Cherbourg.

Elle indique que l'ensemble des passagers motorisés et clients fret ont été réorientés vers les compagnies de ferry opérant sur Calais (Pas-de-Calais) et Douvres (Ain) et que ce sont quelque 8.000 passagers qui ont été touchés jusqu'à présent.

Cette décision d'immobiliser les navires a déjà fait réagir les agents à Ouistreham. Le personnel naviguant se réunira ce vendredi soir pour voter ou non la poursuite de la grève. 

Début juin, la Brittany Ferries, confrontée à des difficultés financières depuis plusieurs années, avait annoncé la suppression de plusieurs traversées avant et après-saison, ainsi que la réduction des coûts salariaux.
Mais les syndicats ne veulent pas renoncer à certaines primes et souhaitent que la direction adopte une clause de "retour à meilleure fortune", à savoir que les efforts consentis en termes de salaires soient limités dans le temps.