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Le crime homophobe de la forêt des Essarts jugé à la cour d'assises de Seine-Maritime

Trois hommes comparaissent à partir de ce lundi dans l'affaire d'une agression sauvage contre un jeune homme le 25 septembre 2009 à Grand-Couronne près de Rouen. Deux d'entre eux sont poursuivis pour tentative de meurtre avec actes de torture. 
Dans la forêt des essarts, la victime avait été abandonnée à côté de sa voiture incendiée (archive septembre 2009)
Dans la forêt des essarts, la victime avait été abandonnée à côté de sa voiture incendiée (archive septembre 2009) © France 3 Haute- Normandie


C'est un crime homophobe qui va être jugé pendant une semaine par la cour d'assises de Seine-Maritime. La  qualification de "tentative de meurtre à raison de l'orientation sexuelle" a été retenue. 

En septembre 2009, l'agression d'un homme de 25 ans avait causé l'effroi. Le 26 septembre 2009, Il avait été retrouvé à la mi-journée entre la vie et la mort au bord d'une route dans la forêt de la Londe aussi connue comme la forêt des Essarts. Un lieu de rendez-vous interlope pour des rencontres hétéro et homosexuelles.

La victime a été frappée avec acharnement, son corps portait des brûlures. L'homme a survécu seul dans les bois près de sa voiture incendiée plus de douze heures après son calvaire.

La piste de trois jeunes elbeuviens

La veille au soir des témoins avaient repéré dans la forêt une autre voiture avec trois hommes au comportement suspect. Une plaque d'immatriculation avait été relevée. Cette voiture sera retrouvée incendiée le lendemain de l'agression à Moulineaux.

Son possesseur a 25 ans et vit à Elbeuf.  Il est connu par ses proches pour sa haine des homosexuels et des écrits homophobes. En février 2010, il est interpellé et placé en garde à vue avec deux amis d'Elbeuf. Les trois garçons racontent leur soirée du 25 septembre 2009. Une "virée" alcoolisée avec l'idée de passer par la forêt des Essarts. 

Un contact se serait établi entre les agresseurs et la future victime par un appel de phares. Le jeune homme s'est retrouvé pris au piège.

Deux des trois hommes seront jugés pour tentative de meurtre et actes de torture, le troisième est jugé pour abstention d'empêcher un crime et non assistance à personne en danger. Le procès pourrait se dérouler à huis-clos.


Les intervenants de notre reportage :

-  Florence, présidente de l'association Gay'T Normande
-  Maitre Fabien Picchiottino, avocat de la défense d'un des trois accusés
avant sujet procès crime homophobe



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