L'adaptation du livre “Les déferlantes” en tournage dans la Hague

Un et peut être deux succès ? Après la littérature, la télé s'empare de la Hague, en adaptant "les déferlantes", le best seller inattendu de 2008, écrit par Claudie Gallay. Sylvie Testud tiendra le premier rôle. 

Par Pauline Latrouitte

La Hague, personnage de roman
C'est une terre, qui ne manque pas de souffle, archi connue, mais pas toujours pour les meilleures raisons. En 2008, La Hague se révèle personnage de roman, sous la plume de Claudie Gallay. Sans connaître ce "bout du monde" comme disent les Haguais, elle décrit des paysages, des tempêtes et des personnages écorchés vifs. 

C'est une fiction où la nature et les hommes se confondent, s'opposent et se cherchent sans fin. La mer  ?: "Elle vous barre la route, on ne va plus nulle part, comme sur une île", explique la romancière en dessinant une carte imaginaire sur la table en bois. La première idée romanesque lui est venue d'un poème de Prévert, une histoire de gardien de phare qui aimait tellement les oiseaux qu'il était prêt à éteindre le fanal, certaines nuits, pour qu'ils ne s'écrasent plus contre sa lumière aveuglante.

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L'histoire
Il était une fois ... une ornithologue, venue noyer un chagrin d'amour sur ce bout de terre éclaboussé. Pour éviter de penser, elle effectue des relevés pointilleux de la faune aviaire. Mais très vite, elle prend conscience que la population humaine y est au moins aussi intéressante...
Ce livre s'est vu décerné dix-neuf prix littéraires dont Le Grand Prix des lectrices de Elle.

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L'adaptation Télé : semestre 2013 sur Arte
C'est Eleonore Foucher qui réalise. Son nom ne vous dit peut être rien, mais vous avez peut être vu ses films précédents : Brodeuses en 2003 avec Ariane Ascaride ou alors Gamines en 2008, adapté du roman de Sylvie Testud. Ce n'est donc pas un hasard si elle a demandé à l'actrice d'interpréter le premier rôle.

La région, grande absente du financement
Ce téléfilm se tourne en 5 semaines, dont deux dans la Hague.
A noter, car ce n'est pas la première fois : la réalisatrice et la production regrettent que la région n'ait pas soutenu le projet financièrement, alors que les retombées économiques ne sont pas négligeables. Comptez 250 000 euros en hôtels, restauration et service divers. Sans compter l'impact médiatique sur le Cotentin, qui en a bien besoin.

Regardez ce reportage d'Aurélie Misery et de Patrick Mertz
les déferlantes

Le bonus Internet : des extraits du tournage
Par Karine Lepainteur

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Deferlantes

 

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