Mont-Saint-Michel: des pères marchent pour défendre la coparentalité

Une dizaine de père ont marché ce dimanche au Mont-Saint-Michel pour faire entendre leurs voix quant au droit de garde des enfants
Une dizaine de père ont marché ce dimanche au Mont-Saint-Michel pour faire entendre leurs voix quant au droit de garde des enfants

L'action de Serge Charnay, perché sur une grue à Nantes, a médiatisé la problématique des droits de garde des pères. Ce dimanche, une dizaine d'entre eux se sont rassemblés au Mont-Saint-Michel pour faire entendre leurs voix.

Par Christophe Meunier

Pas d'action spectaculaire ce dimanche au Mont-Saint-Michel. Sous un soleil radieux, une dizaine de pères, accompagnés de quelques mamans et enfants, ont marché tranquillement vers le Mont-Saint-Michel munis de banderoles. Ces dernières semaines, plusieurs coups d'éclat ont donné un coup de projecteur sur leur combat. Parmi les pères présents ce dimanche dans le sud-Manche, Serge Charnay, qui était resté perché pendant quatre jours sur une grue à Nantes en février dernier. Pour lui, "absolument rien n'a changé". Un collectif s'est créé, le collectif de "la grue jaune" mais celui-ci ne compte pas encore beaucoup d'adhérents et n'était d'ailleurs pas à l'initiative de cette marche dominicale.

Stéphane Iltis, organisateur de ce rassemblement, parle d'une "démarche féministe", des propos qui pourraient faire bondir certaines mamans et jure que c'est un hasard si cette marche est organisée le jour de la fête des mères. "On veut prendre notre part active de la charge éducative et permettre aux mamans de dégager un peu plus de temps pour elles, de s'épanouir dans leur vie professionnelle et dans la société." Il s'agit tout de même pour ces pères de "rattraper la part d'égalité en matière familiale", l'organisateur de la marche affirmant que "d'après les statistiques, 77% des résidences sont accordés aux mamans" et évoquant "énormément de souffrance qui peut aller jusqu'au suicide".

Parmi les marcheurs, certains ne voient plus leurs enfants depuis plusieurs années, d'autres n'ont plus que quelques contacts ponctuels. Sébastien Dolo a un premier fils en garde alternée, "ça se passe très bien", et un second fils "où c'est plus compliqué avec une menace d'éloignement géographique". Pour ce père, la question n'est pas tant celle d'un droit des parents que celle du droit des enfants. "C'est important pour tous les enfants de pouvoir profiter de leur papa et de leur maman quand tout se passe bien, quand il n'y a pas un parent défaillant où là, évidemment, la justice a toute sa place dans le règlement du conflit." 


Reportage de Maxence Regnau et Cyril Duponchel

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Mont-Saint-Michel: une marche pour la coparentalité





 

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