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Le chantier de l'EPR épinglé par l'inspection du travail

EDF a reçu une mise en demeure de l'inspection du travail, sur demande de l'ASN, de mettre en conformité une machine centrale du chantier du réacteur nucléaire EPR.
Le chantier EPR, à Flamanville, dans la Manche
Le chantier EPR, à Flamanville, dans la Manche © France 3 Basse-Normandie
Le site Mediapart a révélé l'histoire ce lundi. L'inspection du travail a mis en demeure le groupe EDF de mettre en conformité une machine centrale du chantier de l'EPR à Flamanville, composée d'un pont polaire et de chariots et qui sert à l'installation des équipements.

Cette mise en demeure fait suite à une demande de vérification de cet équipement formulée le 7 novembre dernier par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Celle-ci a procédé le 25 octobre à une visite de contrôle de la machine. Cette visite "fait apparaître 15 non conformités manifestes concernant le pont Apco, chacun des chariots TLD Mammoet, ainsi que l'ensemble de la machine qu'ils constituent" qui ont été notifiées à EDF le 8 novembre. Elle ajoute qu'EDF a transmis un rapport provisoire, daté du 25 novembre, de la vérification réalisée par la société Socotec, dans lequel cette dernière "identifie 43 non conformités dont plusieurs concernent les organes de commande de la machine".

Le groupe EDF confirme bien avoir reçu cette mise en demeure de l'inspection du travail la semaine dernière mais affirme que, contrairement à ce qu'avance Mediapart, cette nouvelle péripétie dans le feuilleton à rebondissement de l'EPR ne va pas entraîner d'interruption du chantier.

Cette machine, épinglée par l'ASN, devait servir à installer la cuve du réacteur cette semaine.

Les explications de Gwenaëlle Louis


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