Doville (50): les riverains se mobilisent contre un projet de centrale à goudron

Des riverains se sont rassemblés ce dimanche à Doville, dans la Manche, pour protester contre le projet d'implantation d'une centrale d'enrobage à chaud
Des riverains se sont rassemblés ce dimanche à Doville, dans la Manche, pour protester contre le projet d'implantation d'une centrale d'enrobage à chaud

L'entreprise Colas souhaite implanter une centrale d'enrobage à chaud à proximité de la réserve naturelle de la Sangsurière. Le projet n'a pas encore reçu l'aval du préfet mais les riverains se mobilisent.

Par Christophe Meunier

Ils étaient une centaine à avoir répondu à l'invitation de l'association Monts et Marais ce dimanche à Doville dans la Manche. L'objectif de ces riverains: faire entendre leur voix avant que la préfète de la Manche rende sa décision quant au projet de l'entreprise Colas. Celle-ci souhaite implanter une centrale d'enrobage à chaud à proximité du Mont de Doville. "On a eu connaissance de cette intention au moment de l'enquête publique à la fin du mois d'août dernier et c'est à partir de ce moment là qu'on a commencé à réagir et se réunir", raconte Didier Mabille, président de l'association, créée au mois de novembre.

Le projet impacte six communes. La moitié d'entre elles a émis un avis défavorable en conseil municipal. Les habitants craignent "des ruissellements de produits polluants dans le marais qui est une zone de captage d'eau pour la population, les poussières qui vont contaminer les terres agricoles ou la dévalorisation du patrimoine des riverains".

Dans leur combat, ils bénéficient du soutien de mouvements écologistes comme le parti Europe Ecologie Les Verts. Le projet de l'entreprise Colas doit voir le jour à proximité de la réserve naturelle de la Sangsurière, dans une zone de migration des oiseaux. "Il y a quatre espèces protégées par des directives européennes sur le marais et sur le Mont de Doville, dont le grand corbeau noir ou le hibou des marais, qui peuvent être menacées", explique Didier Mabille. Le conseil scientifique régional du patrimoine naturel de Basse-Normandie s'est auto-saisi sur ce dossier et alerté la préfecture de la Manche sur "l'absence d'une véritable évaluation des incidences du projet sur les sites Natura 2000".



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