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Les surveillants de la prison de Val-de-Reuil (27) en colère

En juillet 2013, les surveillants de la prison de Val-de-Reuil étaient en grève après l'agression de quatre personnes par un détenu. / © Marc Moiroud - France 3 Haute-Normandie
En juillet 2013, les surveillants de la prison de Val-de-Reuil étaient en grève après l'agression de quatre personnes par un détenu. / © Marc Moiroud - France 3 Haute-Normandie

Ce matin, ils étaient une cinquantaine d'employés à bloquer l'entrée de l'établissement pénitentiaire de Val-de-Reuil (27) pour dénoncer le manque d'effectif.

Par Marie Le Roch

Les surveillants de la prison de Val-de-Reuil ont manifesté leur mécontentement ce matin (vendredi 5 septembre), en bloquant partiellement l'établissement pénitentiaire. En début de matinée, au moment où la direction devait les recevoir, ils étaient une cinquantaine à exprimer leur colère. 

"Certains collègues ont cumulé 80 h supplémentaires au mois d'août"


En fin de matinée, le personnel a été reçu par la direction "dans un couloir, pendant deux minutes". Mais les employés ne se sont pas sentis écoutés, la direction a refusé catégoriquement de répondre positivement à leurs requêtes.
"La discussion n'est pas possible", indique Nicolas Bihan, secrétaire local du SPS (Syndicat National Pénitentiaire).

Leurs revendications 

Pour un peu moins de 800 détenus à la prison de Val-de-Reuil, ils sont 260 surveillants à se relayer jours et nuits. Un manque d'effectif dénoncé par les trois syndicats : Force Ouvrière, SNP et UFAP. "Les heures supplémentaires liées au manque de personnel ont augmenté au moins d'août. Alors que nous faisions tous de 10 à 20 heures en plus par mois, en août certains ont fait jusqu'à 80 heures supplémentaires", affirme Nicolas Bihan. 

Selon les syndicats, la direction aurait mis en place un système de sanction pour limiter les arrêts maladie. "Normalement nous avons tous un planning annuel, qui doit être suivi même pour ceux qui reviennent d'arrêts maladie. Maintenant celui qui sort d'un arrêt maladie travaille avec un planning provisoire pendant deux semaines. C'est fait pour perturber les collègues et leur faire peur", explique le secrétaire local du Syndicat national pénitentiaire. Ils sont une vingtaine à être en arrêt maladie actuellement.

Le dialogue étant bloqué avec la direction, les syndicats ont décidé de reconduire le mouvement la semaine prochaine. 

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