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Alençon : il publie son propre avis d'obsèques pour échapper à la prison

Un jeune homme de 26 ans, d'Alençon dans l'Orne, a fait publier dans la presse un avis de décès... pour lui-même. Ce stratagème, dot le but était de lui éviter la prison, a été déjoué.  
Eglise, image d'illustration, archives France
Eglise, image d'illustration, archives France © Benjamin Smith, via wikimedia, CC BY SA 3.0
C'est raté. Cédric L, 26 ans, bien connu de la justice et de la police, pensait avoir trouvé une ruse imparable pour ne pas exécuter la peine de prison à laquelle il a été condamné . C'était sans compter la vigilance des magistrats, qui ont été intrigués par l'avis de décès publié le 12 septembre dernier dans la presse écrite, et qui annonçait le décès du jeune homme la veille.

Les obsèques étaient annoncées pour le mardi 16 septembre dans l'église du Christ Roi de Courteille d'Alençon. A l'heure dite, aucun cortège funéraire ne s'est présenté à l'église. Comme a pu le constater un officier de police judiciaire envoyé sur place. Et pour cause, le jeune homme, qui réside dans la Sarthe, est bien vivant, ce que sa famille a confirmé. Le faux mort ayant disparu, il est maintenant activement recherché. Il venait de recevoir une convocation de la justice pour exécuter une peine de prison de cinq ans pour escroquerie.    

Au barreau d'Alençon, "on le connait très bien. Il a un casier énorme (avec des condamnations pour vol ou escroquerie). On l'a eu comme client devant le tribunal pour enfant avant qu'il ne parte dans la Sarthe. Alors, quand on a vu cet avis d'obsèques ça nous a tous surpris", a raconté vendredi le bâtonnier d'Alençon Maître Bertrand Deniaud, à l'AFP.

Il se fait passer pour son frère auprès des pompes funèbres

L'individu avait d'abord appelé une entreprise de pompes funèbres en se faisant passer pour son propre  frère, pour demander d'organiser les obsèques, puis il avait contacté le journal Ouest-France pour faire publier un avis de décès. Le journal a vérifié l'information auprès des pompes funèbres, qui a confirmé. 
Une fois l'avis de décès publié, le "faux frère" avait rappelé les pompes funèbres pour tout annuler, prétextant un changement de lieu d'inhumation. 

La grand-mère du jeune n'était pas au courant du "plan" de son petit-fils. Elle s'est rendue à l'église pour les fausses obsèques.

Ce stratagème, qui n'a pas fonctionné, avait déjà été tenté par un autre habitant de l'Orne en juin 2013. Un quinquagénaire avait publié un avis d'obsèques dans Ouest-France. Accusé de viol et d'extorsion, le quinquagénaire ne s'était pas présenté devant la cour d'assises de l'Orne. La cour l'avait condamné à huit ans de prison. 
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