Abattoirs AIM : des "annonces douloureuses" pour les salariés

Depuis cinq ans, les Abattoirs industriels de la Manche (AIM) connaissent de grandes difficultés de trésorerie. Réunis en comité central d’entreprise extraordinaire, ce mardi matin, la direction pourrait annoncer le non paiement d'une partie des salaires et la perte du 13ème mois.

  • QUI ?
Les abattoirs AIM emploient 450 salariés à Sainte-Cécile (Manche) et à Vire (Calvados) et 150 à Antrain (Ille-et-Vilaine).
Sainte-Cécile abat et commercialise 380 000 porcs charcutiers par an et subissent la concurrence à bas coût des jambons espagnols et allemands.

  • Le contexte
Depuis cinq ans, le groupe connaît de gros problèmes de trésorerie. Ils ont même été placés en observation judiciaire par le tribunal de commerce de Coutances. 

Aides des pouvoirs publics en 2013

En juin 2013, les collectivités ont déjà soutenu les abattoirs AIM. Le département de la Manche et la Région leur ont attribué une avance remboursable de 700 000 € et se sont portés garant sur 3 millions d’euros de crédit.
Le ministre, Bernard 
Cazeneuve, ancien député maire de Cherbourg, intervient en 2014 et insuffle la création d' une société d’économie mixte (SEM), réunissant État, Région et département de la Manche pour racheter les actifs immobiliers d’AIM à hauteur de 8 millions, avant de les relouer à l’entreprise.

  • Un CCE extraordinaire ce mardi
La direction a organisé un comité central d’entreprise extraordinaire ce mardi matin et pourrait faire "des annonces douloureuses" pour les salariés. Seuls 800 euros de salaires pourraient être versés et il n'y aurait pas de 13ème mois cette année.