Crash d'avion: incompréhension après la mort d'une femme et de ses trois enfants

Mercredi 11 mars, un avion s'est écrasé à Vrigny alors qu'il était en phase d'atterissage sur la piste d'Argentan dans l'Orne. Quatre morts sont à déplorer. Une mère et ses trois enfants. Une famille impliquée dans la vie de l'aéro-club d'Argentan. Les témoignages et le point sur l'enquête.

Un avion s'est crashé mercredi 11 mars dans l'après-midi aux environs de 17h30 à proximité de la piste d'atterissage de l'aérodrome d'Argentan.

L'avion de type DR 400 Robin appartenant à l'aéro-club d'Argentan, a été retrouvé à 18 heures 10 mercredi, sur la commune de Vrigny, au lieu-dit "Le ménage". Le préfet s'est rendu sur les lieux avec le procureur d'Argentan.

L'alerte a été donnée par un témoin qui a vu l'appareil prendre de la hauteur, puis piquer en direction du sol alors qu'il était en phase d'atterrissage. Le directeur de l'aérodrome d'Argentan a aussitôt transmis l'information à la préfecture où une cellule de crise a été activée. Un important dispositif de secours a été déployé sur place.

Une mère de famille, âgée de 39 ans et ses trois enfants, deux garçons de 13 et 11 ans, et une petite fille de 9 ans sont morts dans l'accident. Le père, dévasté, a été pris en charge par une cellule d'aide psychologique. Les élèves et les parents d'élèves de l'école Jeanne d'Arc à Argentan, où étaient scolarisés les enfants, bénéficient aussi de cet aide. 


La trajectoire de l'avion reste un mystère


Les investigations sont toujours en cours pour identifier les circonstances de l'accident. Jeudi, les experts du BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses), de la BGTA (la Brigade de la gendarmerie du transport aérien à Deauville) et de la SRGTA (la section de recherche de la gendarmerie du transport aérien) ont procédé à des relevés et ont entendu les témoins.

La pilote était aguerrie, elle faisait de la voltige et s'entraînait même avec un instructeur de l'équipe de France. Les conditions météorologiques étaient optimales et l'avion sortait tout juste de révision. Personne ne comprend pour l'heure ce qui a pu se passer. 

Le point avec Nicolas Corbard et Carole Lefrançois :