Paradressage, Vladimir Vinchon en international à Deauville avec son cheval Tarentino Fleuri ENE-HN

Vladimir Vinchon et Tarantino Fleuri, ou comment un couple se construit sur la confiance / © F-m.L
Vladimir Vinchon et Tarantino Fleuri, ou comment un couple se construit sur la confiance / © F-m.L

Les saisons se suivent et ne se ressemblent pas. Cette année, Vladimir Vinchon est devenu propriétaire. Plaisir retrouvé et progrès au programme. Un objectif aussi en septembre, le championnat d'Europe au pôle international de Deauville.

Par Frédérique-Marie Lamouret

Nous l’avions quitté à la fin de l’été 2014, à Caen où il avait été sélectionné pour les Jeux Equestres Mondiaux. Il, c’est Vladimir VInchon que nous connaissons bien pour l’avoir suivi tout au long de sa préparation à ce rendez-vous mondial. Mais depuis il s’est passé beaucoup de choses. Tout d’abord il s’est retrouvé à pied, le cheval qu’il montait ne lui appartenant pas lui avait été retiré. Quelques mois et moments d’interrogations plus tard, il est devenu propriétaire à son tour. Avec l’aide de l’Ecole Nationale d’Equitation, le Cadre Noir en fait. Une co-propriété qui se conjugue aussi avec une pension et un travail suivi à Saumur. « Nous sommes contents pour Vladimir qui le mérite », souligne Nathalie Mull coordinatrice pour le paradressage à l'Institut Français du Cheval et de l’Equitation.

Vladimir est maintenant co-propriétaire de son cheval avec l'ENE / © F-m.L
Vladimir est maintenant co-propriétaire de son cheval avec l'ENE / © F-m.L


Je prends beaucoup de plaisir

Tarentino Fleuri (ENE-HN) est donc arrivé début janvier dans la vie de Vladimir qui a repris le rythme de ses entraînements. Deux fois par semaine, il part de la Mayenne où il habitude et travaille et vient bosser le cheval en terres angevines. Marc-André Morin est toujours son entraîneur et Sylvie Tulane toujours soigneuse.

Tarantino Fleuri possède de belles allures naturelles / © F-m.L
Tarantino Fleuri possède de belles allures naturelles / © F-m.L

Un changement de monture sous les meilleurs hospices. « Les débuts se passent vraiment bien » déclare Vladimir sourire aux lèvres.  « Le cheval apprend vite. Nous apprenons vite ensemble à nous trouver. Il est conciliant. Il me donne du confort aux trois allures. Et il est constant. Je peux lâcher ma poignée. Cela me change la vie. Je prends beaucoup de plaisir. »

Confortable mais aussi un beau sujet de dressage avec des allures naturelles évidentes. Pour autant, Tarantino n’est pas dénué de personnalité. « Il peut être émotif, mais il prend sur lui. Et il sait se relâcher. Etre calme, comme lors d’une séance de photos… Mais il n’est pas câlin. Il faut même se méfier à terre. »

Du calme, de l'équilibre, de la sureté

Bref, Tarentino est une bonne recrue. « C’est compliqué de trouver un bon cheval. Dans l’absolu bien sûr, mais plus encore pour le para-dressage. Il doit avoir des qualités essentielles qui se payent : le calme, l’équilibre mental, la sureté… Et cela même si le reste du temps, le sujet est monté par un entraîneur valide pour préserver la parallélisation de sa locomotion ».

Vladimir travaille avec Tarantino à Saumur deux jours par semaine / © F-m.L
Vladimir travaille avec Tarantino à Saumur deux jours par semaine / © F-m.L


Vladimir a déjà réalisé deux stages avec l’équipe de France depuis le début 2015. Un premier le 14 février à la Garde Républicaine, un second le week-end du 21 et 22 mars à Saumur. L’objectif à court terme est le premier international à Deauville qui se déroule du 10 au 12 avril. L’objectif de la saison, lui, c'est évidemment le championnat d’Europe, qui se déroulera en septembre à "domicile" au pôle international de Deauville.
« Nous nous rendrons à Waregem en Belgique, fin avril, puis un mois plus tard nous avons planifié le championnat de France à Jardy en région parisienne. »

Vladimir prends du plaisir et cela se voit / © F-m.L
Vladimir prends du plaisir et cela se voit / © F-m.L

Ce premier rendez-vous permettra à Vlad de découvrir son nouveau cheval sous un jour méconnu encore. «Je ne sais pas comment il se comporte en compétition. Il est jeune. Alors nous verrons bien. Mais au regard de ce qu'il fait "à la maison" je suis confiant. »




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