Carlotta Gall de Kaboul à Bayeux, la guerre pour analyse

La correspondante du New York Times à Kaboul pendant la longue guerre contre le terrorisme après les attaques du 11 septembre 2001 préside le prix Bayeux-Calvados du 5 au 11 octobre prochain. De la Tchétchénie en passant par l'Afrique ou Kandahar, elle analyse avec courage la guerre des hommes 

La paix n'est toujours pas de mise à Kaboul.
La paix n'est toujours pas de mise à Kaboul. © WAKIL KOHSAR / AFP

We may be fighting the wrong enemy in the wrong country.


Nous sommes peut-être en train de nous battre contre le mauvais ennemi dans le mauvais pays, des aveux de Richard Holbrooke, le représentant spécial de Georges W Bush à Kaboul, Carlotta Gall a fait un livre. 
Pour l'envoyée permanente du prestigieux New York Times en Afghanistan, la guerre se nourrit des erreurs des hommes. Dans son pavé "the wrong enemy", elle l'affirme le véritable ennemi de l'occident ne se terre pas aux pays des cavaliers, mais l'homme malade de la région est le voisin : le Pakistan. 
Son analyse de témoin éclairé servira de trame à plus d'un scénarios hollywoodiens, à commencer par la série culte Homeland.
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Comment ce pays musulman avec ses dirigeants militaires paranoiaques es- il devenu l'apprenti sorcier de la région ? Par procuration, il orchestrait le chaos afghan. Pour des raisons hégémoniques, écrit Mrs Gall. Les généraux d'Islamabad, obsédés par la puissance du voisin indien jouent la carte du terrorisme pour déstabiliser toute la région en donnant aux plus radicaux les moyens de s'épanouir.


Le travail d'analyse de Carlotta Gall a été salué par la plus haute des distinctions pour un journaliste, le prix Pulitzer.
Cette journaliste respectée est l'une des rares à avoir soutenu la thèse de Seymour Hersh sur la mort d'Osama Bin Laden. Comme lui, elle confirme que le scénario de  la mort de l'ennemi numéro un de l'Amérique ne s'est absolument pas passé comme la vérité officielle le raconte encore. 
Selon ses sources, les services secrets pakistanais retenaient en résidence surveillée le père d'Al-Qaïda depuis 2006, une information donnée à la CIA par un pakistanais contre 25 millions de dollars et pas comme l'affirme encore la Maison Blanche en traquant le messager de Bin Laden. 
Une grande Dame du journalisme d'investigation au coeur des conflits de la planète ne va certainement pas faire tapisserie. En octobre, elle présidera le prix Bayeux Calvados.

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Maire de Bayeux

 

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